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C’est le printemps, voilà les pollens !

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C’est le printemps, voilà les pollens !

L’allergie au pollen ou pollinose est une affection allergique provoquée par le pollen contenu dans les étamines et disséminés soit par le vent, soit par les insectes. Avec l’arrivée du printemps, l’allergie au pollen est la manifestation allergique la plus caractéristique. Elle cause une myriade de symptômes à savoir un nez qui coule, un nez bouché, des éternuements, des toux, des yeux irrités… L’allergie au pollen peut se traduire par une rhinite ou rhume des foins, une conjonctivite, de l’asthme, ces maladies pouvant s’associer. Le Dr. Sadok R.allergologue, nous-en parle. Ecoutons-le.

par Imen Ben Abdelkader

La pollinisation est le transport du grain de pollen sur le stigmate de la fleur femelle, entraînant ainsi la fécondation. Les courants de convection aériens permettent à certains pollens d’atteindre une altitude élevée et de se déplacer sur de longues distances.

Certains pollens, ainsi transportés par le vent peuvent faire plus de 100 kilomètres. C’est pendant la journée que la densité de pollen dans l’air est maximale. Les pollens qui occasionnent des symptômes respiratoires sont plutôt anémophiles, c’est à dire transportés par le vent.

Il y a pollens et… pollens

* le pollen des graminées fourragères : dactyle, phléole, ivraie, pâturin des prés, flouve …
* le pollen des arbres dont les bétulacées (aulne, noisetier, bouleau, charme…), les fagacées (châtaignier, chêne, hêtre …), les oléacées (olivier, frêne, troène …), les cupressacées (cyprès, genévrier …), les salicacées (saule, peuplier…)…
* le pollen des herbacés avec les plantaginacées (plantain), les urticacées (pariétaire), les polygonacées (oseille), les chénopodiacées (chénopode, amarante), les composées (armoise, ambroisie, pissenlit, pâquerette, marguerite, génépi, absinthe, arnica, aster, verge d’or, chrysanthème).
Rhume, rhinite, fièvre…
Le pollen peut être responsable du classique rhume des foins avec une rhinite et des signes oculaires.

Il est également responsable d’asthme, d’urticaire, d’œdème de Quincke et de dermatite atopique. Une fièvre modérée est possible chez la personne très allergique.
Le pollen joue le rôle d’allergène. Il pénètre dans l’organisme par les voies respiratoires et provoque une réaction du système immunitaire.

Il provoque des affections d’apparence bénigne, parfois sévères, toujours gênantes voire invalidantes comme des rhinites avec irritation et picotements du nez, crises d’éternuements, écoulement souvent abondant et obstruction nasale, des conjonctivites avec larmoiement, démangeaisons, rougeurs et sensation de grains de sable, toux, oppression thoracique ou respiration sifflante, asthme, avec diminution du souffle fatigue, maux de tête, manque de concentration ou d’attention lié à un sommeil perturbé par la rhinite, manifestations cutanées avec aggravation de certains eczémas, et plus rarement, œdèmes et urticaires.

Un traitement adapté

Dans les allergies légères aux pollens, qui sont les plus fréquentes, il suffit de prendre un traitement dès l’apparition des premiers petits signes de gêne. Il faut aussi prendre, avant une exposition intense au pollen, un traitement préventif contre l’allergie.
Pour traiter rapidement les premiers symptômes de cette allergie, il sera conseillé d’utiliser les patchs Energie sur 3 points précis situés sur le haut du dos (omoplate, UB 11,12 et 13).

Cela calme quasi-instantanément les éternuements, palais qui gratte…Si cela ne suffit pas, on pourra également appliquer une deuxième paire de patchs sur 2 points au abord des narines ( LI 20) pour stopper les écoulements nasales et soulager les sinus en diminuant l’inflammation allergique et en réduisant les symptômes de la pollinose.
Pour les rhinites et les conjonctivites, le traitement repose le plus souvent sur les médicaments de la famille des antihistaminiques.
Dans les cas d’une allergie sévère au pollen, il faut débuter le traitement avant l’apparition des signes d’allergie.

Il est montré que lorsque les premières manifestations d’allergie apparaissent, la quantité de pollen qui déclenchera une nouvelle crise sera plus faible. Il est donc plus efficace de bloquer la machine allergie avant qu’elle ne s’emballe. Ainsi, un traitement qui a pu être insuffisamment efficace l’année précédente, car pris trop tardivement, peut être parfaitement suffisant s’il est pris avant le début de la saison, et pendant toute la saison pollinique.
Le traitement d’allergie de pollen peut durer de 3 à 5 ans, et ce, pour atteindre de positifs résultats.

Efficace, la désensibilisation !

La désensibilisation aux pollens est très efficace avec les espèces les plus souvent en cause (graminées fourragères, bétulacées…). Elle permet souvent d’obtenir une disparition des signes d’allergie lors de la saison pollinique ou une atténuation suffisante pour les rendre tolérables et faciles à gérer.

Ses indications sont les mêmes que pour les désensibilisations avec d’autres extraits allergéniques. Elle n’est pas proposée systématiquement, car elle est longue et contraignante.

Quelques conseils

* En période pollinique, il faut éviter de rouler en voiture fenêtres ouvertes.
* Lors de la tonte de l’herbe, il vaut mieux s’éloigner et fermer les fenêtres.
* Prendre en compte le calendrier pollinique pour choisir votre lieu de vacances.