A la Une

La découverte d’un code de l’œstradiol

Publié le
La découverte d’un code de l’œstradiol

Un «code» permettrait d’expliquer la complexité des effets de l’œstradiol, une hormone bien connue. Les modifications de ce code pourraient être impliquées dans le développement et la progression de tumeurs, selon une étude menée par des chercheurs de l’Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg et du Centre de biologie du développement de Toulouse. Les résultats de cette étude montrent que l’œstradiol agit sur l’ADN en s’y fixant grâce à un récepteur nucléaire qui possède à la fois un domaine de liaison à l’hormone et un domaine de liaison à l’ADN. La fixation de l’hormone à son récepteur induit un changement structural qui permet le recrutement de coactivateurs transcriptionnels. Ces derniers recrutent à leur tour deux enzymes épigénétiques responsables de la sélection des gènes qui seront actifs ou non. Ce mécanisme était jusque-là bien connu. Les chercheurs dévoilent, également que différentes combinaisons de formes méthyles de l’enzyme CBP sont recrutées au niveau de répertoires de gènes distincts dans les cellules de cancer du sein. Ces résultats suggèrent l’existence d’un « code » qui permettrait d’interpréter la forme méthyle de l’enzyme CBD et d’initier un sous-programme génétique spécifique. Un tel code de modification post-traductionnel a d’ailleurs déjà été mis en évidence pour les histones, protéines qui structurent l’ADN. C’est le «code des histones». A rappeler que l’œstradiol fait partie des hormones œstrogènes sécrétées par les ovaires.

11-08-11

                                                                                                                      Imen Zine