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Hernie discale Aie, j’ai mal au disque!

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Hernie discale Aie, j’ai mal au disque!

La hernie discale correspond à une anomalie qui touche la colonne vertébrale, et plus précisément une portion située entre deux vertèbres, notamment, le disque intervertébral.

par Imen Ben Abdelkader

En effet, entre chaque vertèbre se trouve un disque constitué d’un tissu fibreux, dont le centre est plutôt «gélatineux». Il agit comme une sorte d’amortisseur entre les vertèbres et intervient aussi dans la mobilité de la colonne vertébrale. Pour diverses raisons, il arrive que ce disque intervertébral s’abîme, et que survienne alors une hernie discale qui peut être à l’origine de douleurs.

Le disque intervertébral est constitué de deux parties : au centre le « nucleus », plutôt de consistance gélatineuse, et autour, «l’annulus » qui est une sorte de coque fibreuse.
En cas de hernie discale, une portion du noyau du disque sort par une fissure de la coque fibreuse. Cela forme comme une saillie, ou hernie, à l’extérieur du disque.

Une hernie discale survient, le plus souvent, sur les disques intervertébraux, au niveau lombaire (en bas du dos), mais parfois ailleurs… Ainsi, il peut survenir une hernie discale entre deux vertèbres cervicales (du cou). Si la hernie appuie contre une racine nerveuse sortant de la moelle épinière, cela va provoquer une douleur.

Hernie discale : Avec ou sans douleur

Une hernie discale engendre souvent une douleur dans la région vertébrale concernée (lombalgie, cervicalgie…). Cette douleur augmente généralement quand on tousse ou quand on éternue.
En fonction de la racine nerveuse touchée et irritée, les symptômes vont varier. Il peut s’agir d’une sciatique où la douleur part dans la jambe selon un trajet assez précis, ou d’une cruralgie, dont la douleur se situe plutôt sur le devant de la cuisse.
Il arrive qu’une hernie discale n’engendre aucune douleur, si, par exemple, cette hernie se constitue sur le côté ou vers l’avant de la vertèbre. Elle ne s’appuie alors sur aucun nerf.
Par ailleurs, il faut savoir qu’une sciatique ou une cruralgie ne correspond pas forcément à une hernie discale. La douleur neurologique peut être provoquée par une affection touchant une ou plusieurs vertèbres (arthrose, kyste, tumeur, rétrécissement du canal lombaire…).

Attention aux charges lourdes

Il est difficile de retrouver une cause précise à une hernie discale. Mais les personnes qui sollicitent souvent leur colonne vertébrale en portant de lourdes charges sont plus exposées à connaître ce type de problème.
Après un examen clinique, le médecin peut prescrire des examens complémentaires en fonction des symptômes. Généralement, des radiographies de la colonne vertébrale sont effectuées. Mais pour visualiser une hernie discale, des explorations plus sophistiquées sont indispensables, à savoir le scanner ou l’IRM.

Repos et anti-inflammatoires

D’abord certains cas d’urgence de hernie discale lombaire, comme des problèmes d’incontinence, ou des difficultés à bouger un pied, ou la jambe… nécessitent l’avis rapide d’un médecin, voire d’un chirurgien, car une opération peut être obligatoire.
En dehors de ces situations, le traitement est avant tout d’ordre médical. Il commence par la prise de médicaments antalgiques et anti-inflammatoires, avec le repos.
Un traitement à base de cortisone ou même de dérivés morphiniques peut être prescrit. Une infiltration de cortisone est quelquefois nécessaire. Ces traitements dépendent de la gravité et de l’évolution des symptômes.
Parfois, une hospitalisation de quelques jours peut être indispensable. Environ neuf fois sur dix, un traitement médical permet de guérir le patient. Si, au bout de quelques semaines, la situation ne s’arrange pas, une opération chirurgicale sera envisagée.
Après l’opération, une rééducation des muscles lombaires, dorsaux et de la paroi abdominale sera nécessaire.