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L’élite mondiale de la transplantation d’organes en conclave à Tunis

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L’élite mondiale de la transplantation d’organes en conclave à Tunis

Les opérations de transplantation en Tunisie s’effectuent exclusivement au sein des établissements hospitaliers publics. Ce choix garantit le respect de l’éthique médicale et des valeurs sociétales, et permet de préserver les vertus du don d’organes qui doit être un acte volontaire et, surtout, sans contrepartie, comme l’a précisé Mondher Zenaïdi, ministre de la Santé publique à l’ouverture des travaux du 12ème Congrès de la Société de transplantation des organes au Moyen-Orient (MESOT 2010). Ce n’est donc pas un hasard si l’expérience tunisienne du don d’organes est reconnue par plusieurs instances internationales dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a rendu hommage à notre pays pour le développement de son cadre législatif régissant ce domaine et la transparence des opérations de transplantation. 18 ans après sa 3ème édition qui s’était déroulée dans notre pays en 1992, le MESOT revient donc en Tunisie, mais avec une dimension autrement plus grande au vu de la notoriété des intervenants et de la qualité de l’auditoire composés des plus éminents experts de la communauté mondiale de la transplantation d’organes. Pas moins de 42 pays appartenant aux cinq continents ont délégué leurs éminents spécialistes pour s’enquérir, trois jours durant des innovations et des techniques les plus récentes. Aucun aspect de la transplantation d’organe n’a ainsi été épargné ; de l’immunologie à la médication en passant par les techniques chirurgicales, les complications inflammatoires postopératoires de greffes, les techniques de conservation des organes et des tissus prélevés, sans oublier les non moins important cadre législatif et éthique.

par Chiraz Ounaïs

 

« Donneur » de vie

Pour faire face à une situation d’insuffisance assez prononcée du don d’organes par rapport aux besoins, la Tunisie a opté pour le volontariat. La mention « donneur » est portée sur la carte d’identité de toute personne qui répond aux conditions requises et qui accepte de faire don de ses organes après son décès. Cette mention permet d’éviter les confusions en cas de décès d’une personne potentiellement donneuse, d’instaurer une plus grande transparence et de lever toute équivoque en cas d’objection de l’un des membres de la famille.