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Les poils dégagent…oui, mais après ?

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Les poils dégagent…oui, mais après ?

Se débarrasser des poils, ça on sait faire. Chacune sa méthode, chacune son rythme. Mais pour eux, il y a une vie après la mort. La peau subit les effets de cette dégage mania (eh oui ils peuvent dire ce qu’ils veulent mais ‘dégage’ c’est nous qui l’avons créé) et la pilosité aussi. C’est très important de s’en rappeler…et d’agir en conséquence.

par Hajer Missaoui

✺ Epilations fréquentes,quelles conséquences?

Les techniques d’épilation qui arrachent le poil, comme l’épilateur électrique, le sucre traditionnel ou la cire, permettent d’espacer les épisodes d’épilation de quelques semaines et n’ont pas de conséquences gênantes sur l’état cutané et pileux, surtout lorsque les conditions d’asepsie sont respectées et que des soins post épilatoires sont prodigués. D’autant plus que les poils auront tendance à s’affiner au fur et à mesure. Par contre pour les crèmes dépilatoires et les rasoirs, le risque de développer des hyperpigmentations cicatricielles ou d’origine bactérienne et fongique est assez important (surtout dans les zones de macération comme les aisselles et les plis de l’aine), sans compter que ces méthodes nécessitent des retouches au bout de quelques jours à peine et que le poil durcit et devient plus dru.

✺ J’anticipe ou je soigne ?

Les deux en fait. Il faut tout d’abord désinfecter la peau et appliquer un soin postépilatoire aux vertus apaisantes et hydratantes voir même réparatrices et antibactériennes. Par la suite, effectuez une à deux fois par semaine un gommage pour éviter la formation de poils incarnés. Pensez aussi à hydrater votre peau pour l’apaiser et l’aider à se régénérer. Préférez les produits à base de composants naturels, comme l’huile d’amande douce, l’aloé véra, le karité, le jojoba ou encore l’huile d’argan. Evitez par contre les crèmes aux textures trop grasses qui auront tendance à obstruer les orifices des follicules pileux.

✺ Pourquoi se retrouvent on parfois avec des boutons ?

Certaines peaux, indépendamment du type d’épilation utilisé, développent une folliculite post épilatoire, ces boutons souvent pustuleux qui grattent. Mal pris en charge, ils vont occasionner eux aussi des cicatrices hyperpigmentées. Cette folliculite peut être due à une mauvaise désinfection pré ou post-épilatoire et les germes normalement inoffensifs de la peau deviennent pathogènes au contact du bulbe, ou à une inadéquation entre la vitesse de repousse du poil et de reconstitution de la couche cornée, qui en se formant plus rapidement, va obstruer l’abouchement du follicule pileux, entrainant ainsi une infection..

✺ La solution ?

On peut essayer de prévenir l’apparition de la folliculite en veillant à bien désinfecter la peau avant et après l’épilation,> et, si possible, la faire précéder également d’un léger gommage. Pour éviter les récidives, le dermatologue peut prescrire un traitement antibiotique par voie orale avec des applications quotidiennes de lotions à effet peeling. Il est aussi déconseillé de porter des vêtements serrés ou de provoquer une transpiration excessive en post épilatoire immédiat. Mais si la folliculite persiste même après un traitement médical bien conduit, le dernier recourt est d’envisager une épilation définitive, au laser par exemple.

✺ Retarder la repousse

On trouve de plus en plus sur le marché des produits dits inhibiteurs de poils. Pour prétendre ralentir la repousse ces produits doivent atteindre le bulbe pileux, et donc généralement être appliqués après une méthode d’épilation par arrachage. Il faut rester quand même réaliste car ils n’éliminent pas définitivement la pilosité. C’est juste la repousse qui est repoussée de quelques jours, voire de quelques semaines.Actuellement il semblerait qu’un produit à base de truffe noire avec des présentations adaptées pour les jambes, le maillot, le visage et les aisselles soit particulièrement efficace. Moyennant une application quotidienne pendant dix jours après l’épilation puis en le réutilisant en quatre cures, ce produit donne des résultats assez satisfaisants.

✺ Et je prends soin de ma peau…

L’épilation élimine certes les poils mais elle agresse aussi la peau. Il est donc très important de la bichonner autant que possible. Pour ça, on peut utiliser divers traitements très simple mais aussi très efficaces.

La pierre d’alun

Elle est réputée pour ses propriétés antiseptiques, astringentes, hémostatiques et calmantes pour les zones
irritées. Particulièrement indiquée après une épilation des aisselles. On l’humidifie légèrement et on la passe sur la zone concernée.

Une crème au curcuma

Le curcuma a des propriétés anti-inflammatoires. On l’utilise beaucoup en Asie pour soigner des lésions cutanées
comme la gale ou l’eczéma.
Mélangez trois cuillères de curcuma à deux cuillères à soupe d’eau de rose (utilisée ici pour son action nettoyante
et apaisante) et appliquez la pâte en évitant le contact avec les muqueuses.

La pâte d’aspirine

On l’utilise particulièrement pour les peaux irritées. On l’utilise particulièrement pour les peaux irritées. Analgésique et anti inflammatoire, elle va soulager rapidement la peau.
Ecrasez cinq comprimés d’aspirine et ajoutez-y une cuillère à soupe d’eau de rose. Appliquez le mélange sur la peau.

Masque dessert

Mixez cinq fraises, au pouvoir astringent, avec une cuillère à soupe de crème fraîche, hydratante, et une demi-cuillère à soupe de jus de citron, purifiant et antiseptique. Déposez une épaisse couche sur la zone à apaiser.

Même Cléopâtre n’en pouvait plus des poils

La guerre des poils durent depuis bien des siècles déjà.
Il semblerait que Cléopatre, bien que vénérée comme une déesse, n’échappait pas à ce problème. Pour retarder la repousse, son secret à elle c’est une préparation constituée principalement de fourmis rouges séchées à appliquer immédiatement après épilation.
Ceci étant dit, cela nous donne l’occasion de rendre un hommage à celle qui l’incarnat si majestueusement, Liz Taylor