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Méningite : La reconnaître pour la combattre

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Méningite : La reconnaître pour la combattre

Arrivée en catastrophe chez le médecin, qui vous reconduit d’urgence à la clinique, des gens qui courent dans tous les sens et vous qui ne comprenez rien. Pourtant, ça a commencé par un banal mal de tête. Et puis soudain tout c’est accéléré et l’état de votre proche c’est détérioré. Lorsque l’on vous annonce que c’est une méningite et que vous êtes arrivé in extremis, vous êtes un peu perdu. Est-ce si grave que cela?

La ménigite, qu’est ce que c’est ?

Une méningite est une inflammation des méninges, d’origine infectieuse dans la majorité des cas. Elle peut cependant correspondre à une réaction méningée conséquente à d’autres pathologies, comme le saturnisme par exemple, ou à caractère néoplasique.
Lorsqu’elles sont infectieuses, les méningites sont causées dans près de 80% des cas par des virus. Ce sont les formes les moins graves. Les infections bactériennes, elles, bien que de moindre prévalence, peuvent avoir des conséquences gravissimes.
Il arrive souvent que la méningite soit associée à des signes d’encéphalites, on parle alors de méningo-encéphalite.

D’où vient la méningite ?

A moins qu’il n’y ait entrée directe d’un germe par une brèche suite à un traumatisme crânien ou à une intervention chirurgicale, les méningites surviennent généralement à la suite d’une infection ORL (otite, angine ou encore sinusite) dont les germes vont passer dans le sang puis être véhiculés vers les méninges.

Quand faut-il la suspecter ?

Chez l’adolescent et les adultes, les méningites présentent un tableau clinique très spécifique.
Toute personne doit être en mesure de la suspecter car il s’agit d’une urgence médicale et sa prise en charge doit se faire très rapidement.
En cas de fièvre élevée avec des céphalées intenses, des vomissements en jet, une constipation (bien que moins évidente à déceler), une raideur de la nuque et une photophobie (la personne ne supporte plus la lumière), il est primordial de s’orienter vers les services d’urgences dans les plus brefs délais.

Chez le nourrisson, on doit la suspecter devant une fièvre élevée associée à une modification de son humeur, une hypotonie, un refus de la tétée, des gémissements ou des pleurs aigus, surtout lorsqu’on le prend dans les bras, des vomissements et une fontanelle bombée.

Chez la personne âgée par contre, le tableau est moins évident. On retrouve toujours une fièvre importante à laquelle s’ajoutent des céphalées, des troubles du comportement, un état de confusion et des convulsions.

Que faire si l’on suspecte une méningite ?

Comme on l’a dit plus haut, les méningites constituent une urgence médicale. Il ne faut pas hésiter à se rendre dans les plus brefs délais vers un centre médical. Un diagnostic négatif vaut mieux qu’une prise en charge tardive.
Une fois admis, le patient devra subir une ponction lombaire qui permettra de confirmer le diagnostic et de mettre en évidence le germe incriminé. Une antibiothérapie approximative est instaurée immédiatement pour gagner du temps, puis le traitement est ajusté en fonction des résultats des analyses.

Comment traite-t-on ?

Pour les méningites virales, exception faite de celles causées par l’herpès virus qui nécessitent un traitement antiviral spécifique, on va essentiellement chercher à atténuer la symptomatologie.
Par contre pour celles d’origine bactériennes, une antibiothérapie ciblée en fonction du germe détecté est mise en place après le premier traitement d’urgence.

Une infection sans conséquences ?

Ce sont les méningites bactériennes qui sont les plus dangereuses, d’où l’intérêt d’une prise en charge rapide.
Les séquelles ne sont pas des moindres : surdité, troubles de la mémoire, déficits neurologiques focaux, troubles comportementaux ou de la mémoire, retard mental, hydrocéphalie et épilepsie, sans compter le risque accru de récidives.

Peut-on prévenir ?

Il existe actuellement des vaccins contre certains germes incriminés dans les méningites comme notamment le méningocoque et le pneumocoque.Mais la prévention repose surtout sur des mesures d’hygiène et le traitement convenable des infections ORL.