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Risques cardio-vasculaires : J’ai mal au cœur !

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Risques cardio-vasculaires : J’ai mal au cœur !

Les maladies cardio-vasculaires sont les maladies qui affectent le cœur et la circulation sanguine. Leurs facteurs de risques accélèrent considérablement le phénomène physiologique d’artériosclérose entraînant un remaniement de la paroi des artères connu sous le nom d’athérome. Plus de détails avec le Dr Mabrouk Tiss

par Imen Zine

Facteurs de risque cardio-vasculaire

Les facteurs de risque cardio-vasculaire sont des facteurs de risque de l’athérome et des hémorragies internes ou extériorisées. L’athérome consiste en l’atteinte des artères, entraînant leur rétrécissement et pouvant aboutir à leur occlusion.

«Les principaux facteurs de risque cardio-vasculaire sont l’hérédité, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, le diabète, l’excès de poids et le tabagisme. Ces facteurs contribuent à la formation d’une façon plus au mois précoce à l’athérosclérose. Il s’agit de l’apparition d’une plaque latérale alimentée par les éléments figurés du sang. Cette plaque réduit la calibre de l’altère. Cela provoque la gravité de l’athérosclérose».
Les maladies cardio-vasculaires résultent d’une accumulation des facteurs de risque qui entraînent des altérations du code génétique et du métabolisme des graisses dans l’organisme.

«Il y a aussi des facteurs de risque qui sont irréversibles, à savoir l’âge (le risque augmente avec l’âge), le sexe (masculin ou en cas de ménopause précoce chez la femme).
D’autres facteurs sont suspectés, sans que l’on en ait pour autant la preuve formelle, essentiellement en raison d’une difficulté de quantification et de définition. C’est le cas par exemple de la sédentarité et du stress».

Quant aux facteurs psychologiques, ils sont difficiles à analyser car malaisés à quantifier. La dépression, l’anxiété et le caractère colérique sont les facteurs les plus connus. En effet, la meilleure corrélation avec le risque de survenue d’un accident cardiaque semble être l’anxiété. De même, l’association de ces trois caractères chez la même personne est également faiblement corrélée avec le risque cardiaque. Un comportement hostile, par ailleurs, doublerait le risque de développer une maladie cardiaque dans les dix ans.

Ne pas prendre le risque !

«Il existe deux types de prévention. La prévention primaire rassemble tout ce qui permet d’éviter les incidents ou accidents cardio-vasculaires, comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral, chez une personne n’ayant jamais eu ces maladies».

Les risques de maladie coronaire peuvent être réduits en adoptant une hygiène de vie simple :
* exercice physique régulier et bien évidemment adapté à la personne. Même un exercice minime pourrait réduire le risque cardiaque et la réduction de ce dernier semble corrélée avec l’importance de l’exercice.
* correction d’un surpoids ou actions sur une obésité.
* arrêt du tabac et lutte contre le tabagisme passif.
* diminution de l’apport en sel, souvent le double ou le triple du maximum recommandé.
* s’orienter vers une alimentation de type méditerranéen, comme le régime crétois (pauvre en viande rouge et en produits laitiers, riche en poisson, en légumes et fruits frais, en fruits secs, céréales, huile d’olive et oméga-3).

«La prévention secondaire rassemble ce qu’il convient de faire pour éviter une récidive, ou l’aggravation d’un incident cardio-vasculaire lorsqu’il survient. La distinction entre prévention primaire et secondaire est importante. Le risque de nouvel accident est bien plus grand chez une personne ayant fait un premier accident vasculaire. La prévention doit en être alors particulièrement rigoureuse».

Les facteurs de risque peuvent être diminués en cas d’échec des mesures de prévention primaire. S’il le faut, on peut agir de manière drastique sur ces facteurs de risque.
*traitement médicamenteux d’une hypercholestérolémie en cas d’échec du régime alimentaire seul.
*traitement d’une hypertension artérielle.
* équilibre glycémique optimal.
*antiagrégants plaquettaires de type aspirine par exemple.
*reprise ou augmentation de l’activité physique avec, si nécessaire, passage dans un centre de réadaptation cardiaque à l’effort pour que celle-ci se fasse sous surveillance médicale.

Tout cela est-il efficace ?

«L’efficacité d’une mesure préventive ou de médicaments prescrits à titre de prévention doit être évaluée. La mesure doit non seulement agir dans le bon sens vis-à-vis du facteur de risque visé (tension artérielle, lipides…) mais aussi prouver son efficacité dans la réduction du nombre d’accidents cardio-vasculaires à long terme. Même si les facteurs de risque sont bien identifiés, l’efficacité des mesures de lutte est cependant souvent limitée».