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Sida actualités dans le monde

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Sida actualités dans le monde

L’Onusida vient de publier son rapport de 2012 sur l’épidémie de Sida. Le nombre de décès dans le monde a diminué remarquablement, par rapport à 2011. On en meurt beaucoup moins, ces dernières années. Le recensement des décès a enregistré 1 ,7 millions de morts. La région de l’Afrique subsaharienne comprend 69 % de personnes infectées et demeure la plus atteinte dans le monde.

Certes, le nombre de nouveaux cas infectés a diminué pour atteindre 2,6 millions dont 330.000 enfants atteints par le VIH, à l’échelle globale. Depuis une dizaine d’années, le nombre de morts par la pandémie continue à régresser avec l’évolution des nouveaux traitements de trithérapies. Par ailleurs, le taux de nouveaux cas atteints a marqué une diminution de 20 %. Dans de nombreux pays du monde, la contamination a été beaucoup amoindrie, on estime à ce jour une réduction de moitié, en 10 ans de l’épidémie. Parmi ces pays, il existe des états africains où on meurt beaucoup moins de l’épidémie, durant ces dernières années.

Un rapport d’espoir sur le Sida, où sommes-nous ?

En fait, les chiffres du rapport annuel de l’Onusida sur l’épidémie présentent une lueur d’espoir pour les personnes contaminées et surtout pour celles infectées, dans les pays où l’épidémie a fait ravage, dans les années passées. Dans ce même rapport de 2012, l’Onusida prévoit une budgétisation de 24 milliards de dollars par an pour lutter contre la pandémie.
Le plaidoyer mondial pour les discriminations zéro est déjà lancé auprès de la communauté internationale, à travers une campagne élargie et la nomination d’ambassadeurs mondiaux éminents de l’Onusida, chargés de la lutte contre le Sida à travers des rôles de sensibilisation et de communication. On cite le rôle joué par le prix Nobel de la paix Aung San Suu, en tant qu’ambassadrice mondiale de l’Onusida, visant à réduire la stigmatisation, la marginalisation et les disparités à l’encontre des personnes atteintes, aussi bien en Birmanie qu’à l’échelle internationale. En fait, en Birmanie, il y a 40.000 cas infectés et vivant avec l’épidémie. Le dépistage est important, en cas de contamination.
Pour le continent asiatique, on dénombre cinq millions de personnes infectées et la mortalité dépasse 300.000 cas. En Europe de l’est et en Asie centrale, il y a eu 92.000 personnes infectées et décédées par le Sida en 2011. En Europe occidentale et centrale, l’épidémie a augmenté ainsi que le nombre de décès qui est évalué à 7000 cas.
Les experts de l’Onusida ont manifesté leurs soucis sur l’élévation du nombre de cas infectés dans plusieurs zones du monde. De nouvelles contaminations sont enregistrées au Moyen- Orient et dans le nord de l’Afrique, avec une élévation pour atteindre un taux de 25 % de nouveaux cas de plus, depuis 2001. La Tunisie a enregistré 1000 cas en 2000 et actuellement le pays dénote 1700 cas contaminés. Par conséquent, les nouveaux cas infectés ont commencé à enregistrer une nette croissance depuis une dizaine d’années, suite à de nouvelles orientations de comportement et de marginalisation dans la société tunisienne. La trithérapie est disponible depuis l’année 2000, le dépistage anonyme et gratuit. Les malades sont pris en charge pour le traitement, avec un montant de 220 dinars par mois, pour chaque malade et un numéro vert existe depuis décembre 2010 pour la lutte contre le Sida.

Quelle évolution du VIH à l’échelle globale?

On estime à 34 millions le nombre de personnes atteintes par le VIH à l’échelle globale et environ 0,8 % des personnes infectées dans le monde sont dans la catégorie d’âge entre 15 et 49 ans. L’état de l’expansion de la maladie varie d’une région à une autre, ainsi que la disposition des personnes à haut risque et infectées à reconnaître leur infection. Cette disparité s’accentue avec leur accessibilité favorable aux traitements antirétroviraux existants, indique ce même rapport. L’Afrique reste le continent le plus affecté par le Sida, avec une estimation d’un adulte sur une vingtaine de personnes contaminées vivant avec le VIH. Actuellement, la région subsaharienne reste la plus touchée en Afrique par l’épidémie où le VIH provoque la mortalité de 1,2 millions de personnes dans cette région, à l’horizon de 2012.

La fin de la pandémie est-elle proche ?

Les experts de l’Onusida ont basé leur campagne, cette année, sur un objectif de zéro contamination. Sensiblement, à travers les chiffres actuels, la mise en exergue d’une fin de l’épidémie n’est pas pour aujourd’hui, c’est dans l’objectif millénaire de 2015.
Ce n’est pas facile d’accéder à zéro atteinte et éradiquer complètement l’épidémie, mais l’espoir et la volonté y sont, pour réaliser cette finalité de la campagne 2012. L’espoir est donc de vigueur et s’établit, dans les trois prochaines années, pour illustrer l’objectif zéro en 2015. Avec une budgétisation adéquate, en éliminant la stigmatisation et en réduisant le coût socio-économique de cette infection qui fait des ravages à l’échelle globale et particulièrement en Afrique. Il n’y aurait jamais une guérison totale car la maladie est irréversible…La prévention, la communication et l’éducation restent évidemment les principaux atouts pour ralentir l’évolution de l’épidémie pour ce millénaire. ■