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La Tunisie fait sa médecine academy

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La Tunisie fait sa médecine academy

Ils sont 27 grands praticiens de la médecine, pour plusieurs d’entre eux des pionniers, tous en tout cas véritables références dans leur domaine. Membres de l’Académie nationale de médecine française, ils ont choisi pour la première fois la Tunisie pour se réunir à la fin du mois dernier, accueillis comme il doit par les membres correspondants de la prestigieuse institution : les Prs Saïd Mestiri, Souad Lyagoubi, Hédi Ben Maïz, Naïma Khrouf et Mohamed Zribi ainsi que l’unique tunisien qui en soit membre associé, le Pr Amor Chadli. Et ces derniers n’ont pas ménagé leurs efforts pour faire de ce rendez-vous placé sous le haut patronage du Président de la République Tunisienne, une manifestation réussie qui a permis à la fois d’évoquer l’histoire si riche de la médecine dans notre pays ainsi que les thèmes des cancers cutanés et de la Leishmaniose avec la présentation des dernières avancées médicales, porteuses d’espoir puisqu’un vaccin a été identifié contre cette dernière maladie. Une réunion également placée sous le signe de l’émotion. En effet, après avoir souligné les objectifs ambitieux de l’Etat en matière de prévention, de dépistage, de soins et de formation médicale continue Mondher Zenaïdi, ministre de la Santé publique n’a pas manqué d’évoquer la mémoire de feu le Pr Hassouna Ben Ayed (Allah Yarhmou), rappelant que sa dernière sortie avait été, le 2 février de cette année, dans son cabinet en vue justement de planifier cette réunion à laquelle il n’a malheureusement pas assisté. De l’émotion il y en avait aussi dans les paroles du Pr Roger Henrion, Président de l’ANM, et celle du Pr Jacques Louis Binet, son secrétaire perpétuel, qui, lors de la réception offerte en l’honneur de leur délégation à la Résidence de France par Pierre Ménard, ambassadeur de France en Tunisie, ne manquant pas de souligner les liens anciens et étroits d’amitié entre médecins français et tunisiens mais aussi « l’exemple parfait » que symbolise la collaboration entre les deux corps médicaux qui est passée du rôle de formation et d’encadrement à celui de véritable coopération bilatérale. Les deux éminents membres ont rappelé pour conclure qu’il existait deux possibilités d’accueillir des médecins étrangers au sein de l’Académie : en tant que membres associés ou correspondants. Dans les deux cas, à la fois grande expérience et réputation sont exigées, ainsi que la qualité de l’exposé.

                                                                                  Dorra Meziou et Rym Benarou