Allo maman Ado

Mon enfant a loupé son exam’ !

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Mon enfant a loupé son exam’ !

Et voilà, les youyous colporteurs de bonnes nouvelles ne raisonneront pas cette année dans votre maison. Le verdict est tombé, votre progéniture a loupé lamentablement son bac ! Aïe, aïe… ça ne va pas être facile à gérer.

La nouvelle est souvent plus dure à encaisser pour les parents que pour l’ex-futur bachelier, qui globalement a une petite idée sur le sort qu’il l’attend, avant même l’annonce des résultats. Mais voilà, en règle générale les parents ont une fâcheuse tendance à porter aux cieux leur progéniture et de fait, à descendre de leurs petits nuages dès qu’un accroc vient briser leurs rêves de parents.

Comment réagir face à l’échec ?

Nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à l’échec : scolaire, sportif,  amoureux, professionnel… Et même si les situations diffèrent et qu’il n’y a pas de règle générale, il existe des solutions qui permettent de relever la tête.

La première d’entre elles est de comprendre d’où vient cet échec. Stress, peur de la page blanche, mauvaise préparation, manque d’organisation générale ou bien absence de connaissances… tout est possible. Une fois la cause identifiée, il est plus facile de trouver une solution et d’anticiper les résultats futurs !

Ensuite, apprendre à vivre avec. Alors, après avoir compris la raison de cet échec, il est nécessaire de faire la part des choses. Est-ce grave ? Cela nuit-il à son projet professionnel ? S’il a raté, votre enfant sera-t-il définitivement relégué au ban de la société ? Pas si sûr… Gardez en mémoire qu’il n’y a pas de réussite sans échec et que les plus grandes réussites ont  justement été bâties sur des échecs ! Saviez-vous par exemple que Walt Disney a dû frapper à la porte de plus de 300 banques pour en trouver une qui accepte de financer son premier projet de dessin animé?

Cet exemple nous mène tout droit au dernier point : ne jamais abandonner, car tout le monde finit par réussir un jour. Après tout, le plus important c’est bien d’avoir essayé.

Comment aider votre enfant ?

Plus facile à dire qu’à faire, car souvent les parents peuvent se sentir démunis, face à la réaction de leur enfant. L’important est de ne pas le laisser seul dans cette épreuve car tout échec implique une atteinte de l’image de soi. La première chose à faire, et cela est possible sans même être confronté directement à la situation, est de lui apprendre à s’affranchir du mot échec et faire en sorte que ce mot ne l’atteigne plus moralement, ni vous par la même occasion. Ainsi, mieux vaut penser en terme de résultats que de dire « j’ai réussi ou je n’ai pas réussi». Certes, c’est l’histoire du verre à moitié plein me direz-vous, mais les mots ont un grand pouvoir sur notre pensée et notre état d’esprit. On appelle cela la pensée positive et vous verrez, ça marche !

Enfin, rater son examen n’est pas catastrophique et le rôle des parents est de pouvoir l’expliquer à son enfant. D’autant que la réussite de celui-ci ne doit en aucun cas être un projet narcissique pour les parents. Tout aussi important que les résultats obtenus, vous devez vous intéresser à ce que votre enfant fait à l’école, hors du cadre de l’apprentissage scolaire stricto sensu. L’école, c’est aussi et avant tout, le lieu d’apprentissage de la vie en communauté, le premier lieu après le cercle très restreint de la famille où l’enfant apprend à vivre avec autrui.

Sachez enfin qu’aujourd’hui de nombreuses universités privées proposent des cursus sans le fameux «sésame». Celles-ci sont loin d’être des voies de garage. Aider votre enfant à trouver sa voie et contribuer à son épanouissement personnel puis professionnel est la meilleure preuve d’amour que vous puissiez lui apporter.

Les pièges à éviter

C’est la faute à…  « Pas de chance », au prof, au sujet, au monde entier mais pas la sienne ! C’est une façon assez facile de le consoler, de ne plus avoir mal. Mais sachez qu’en partant de ce principe, votre enfant n’avancera pas et risque de se retrouver souvent dans les mêmes situations d’échec.

• Consulter les mauvaises personnes (les amis, la famille, les voisins) : hormis lui dire « tu aurais dû faire comme ci, comme ça… » et du coup, vous donner mauvaise conscience, vous ne serez guère avancés. Même si la démarche est instinctive et sa réaction dénuée (ou presque) de toute envie de vous culpabiliser, les autres sont loin d’être les plus compétents ! Attachez-vous à demander conseil à ceux qui sont les mieux placés : un médecin, un prof, un psychothérapeute…

• Si… avec des « si », on referait le monde et il y a fort à parier que votre progéniture aurait eu son bac ! Inutile de regarder le passé, rien de ce qui s’est produit ne pourra changer et c’est la meilleure façon de s’empoisonner l’esprit. Evitez également de vous focaliser sur l’avenir, par peur de vous tromper, ou de ne pas atteindre votre but. Bref, restez concentré sur le présent et vous verrez que 90% des choses dont on a peur ne se produisent jamais.