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Le bonheur est dans le(s) miel(s) !

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Le bonheur est dans le(s) miel(s) !

Des nombreux chercheurs se sont attachés à passer au crible des méthodes scientifiques modernes l’ensemble des données empiriques accumulées à propos du miel durant tous ses millénaires. Leurs objectif est de dégager rationnellement ce que l’homme peut en attendre utilement pour sa santé.

par Jemii Zouheir

D’une part, les vertus thérapeutiques du miel reposent sur l’innocuité absolue de cet aliment et sa parfaite tolérance, même à doses très élevées. Il facilite l’assimilation d’autres aliments, notamment par la présence d’enzymes comme l’amylase et il exerce une action positive sur la croissance staturo-pondérale de l’enfant en bas-âge, en améliorant l’assimilation du calcium et du magnésium dans les os.

Enfin, certaines de ses propriétés fortes intéressantes sont exploitées à des fins anti-anémiques (présence de fer, B6 et B9), antiseptiques et antitoxiques, digestive (le miel réduit l’acidité gastrique chez un ulcéreux).

Il s’oppose à l’infection, accélère la régénération des tissus endommagés et favorise la cicatrisation. Il possède également un effet hypotenseur. L’antique tradition a donc vraisemblablement vu juste, même si certaines propriétés médicinales du miel demeurent encore inexplicables et s’il faut insister sur le fait qu’il ne constitue pas une panacée, bien qu’ayant des propriétés thérapeutiques certaines. Il est en tout cas un aliment à privilégier si nous voulons préserver notre santé.

A chaque variété ses bienfaits

Les propriétés médicinales du miel sont déterminées par les plantes ayant produit les nectars initiaux et leurs principes actifs. A chaque variété de miel correspond donc son indication thérapeutique scientifique.

Les indications fournies dans la liste suivante reprennent chaque fois dans le même ordre le type de miel et ses indications.

Plusieurs études ont établi que les miels foncés des forêts de conifères sont dotés d’une puissante activité antibactérienne, parmi ceux-ci on récence notamment le miel extrait du nectar de la fleur Manuka (Leptospermum scoparium), originaire de Nouvelle-Zélande ainsi que le miel australien de Leptospermus folium.

De nombreux travaux ont démontré son efficacité contre l’Hélicobacter pylorum, souvent lié à l’ulcère de l’estomac.

Une cuillère à soupe par jour

En usage interne, sous forme de mellites (les médications officinales préparées par dissolution de miel dans un liquide simple ou médicamenteux), la proportion de miel employée est de quatre parties pour une de liquide utilisé.

Il doit être choisi aussi peu odorant et le moins coloré possible.

Ces solutions sont souvent utilisées pour soigner les aphtes et les maux de gorge. Le miel peut être administré tel quel par voie orale, sous sa forme naturelle, par petites quantités à la place du sucre blanc traditionnel, sur du pain, dissous dans une boisson chaude ou froide, ou encore mélangé à des aliments tels que le yaourt, le fromage blanc, etc.

Lorsqu’il est pris dans une boisson chaude, il exerce un effet calmant, bénéfique avant le coucher par exemple. Il ne faut toutefois pas que le breuvage soit trop chaud, sous peine de détruire les principes actifs thermolabiles. Dilué dans une boisson froide, il exerce au contraire un effet énergisant.

La dose à prendre est extrêmement variable selon les personnes et les indications. On peut néanmoins considérer que la consommation minimale d’entretien, chez un adulte sain, se situe entre 30 et 40 grammes par jour, soit l’équivalent d’une bonne cuillère à soupe.

Pour le traitement des plaies ou des brulures, le miel sera utilisé de préférence sous forme liquide directement ou à travers des compresses imbibées, après un nettoyage très soigneux des lésions, une à deux fois par jour.

Bon miel, bon œil

Les vertus thérapeutiques du miel en ophtalmologie sont connues depuis l’Antiquité. ‘Bon pied bon œil’, Aristote recommandait déjà le miel blanc pour calmer un œil enflammé. En Inde, le miel est considéré comme la panacée pour soigner l’œil malade. Sa réussite est manifeste, grâce à ses propriétés antibactériennes (encore et toujours les flavonoïdes …) et cicatrisantes. Elles sont vérifiées dans la conjonctivite, les lésions et l’inflammation de la cornée (la kératite) ou la blépharite (inflammation du bord de la paupière), même si le succès dépend de l’origine florale du divin nectar. Le miel soulage aussi les maladies de la rétine (la dystrophie notamment) et les symptômes des ophtalmopathies d’origine endocrinienne. Le collyre de miel (préparation liquide destinée au traitement local des affections oculaires) atténue en effet dans ce cas la sécheresse des yeux, les larmoiements, la sensation de sable sous les paupières, la photophobie et l’œdème des paupières.

La propolis, la gelée royale et le miel dans des combinaisons synergiques ont été expérimentés dans des cas de glaucomes compliqués à la cataracte et les premiers résultats sont encourageants.