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Gros et gras ne riment plus, Alléluia

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Gros et gras ne riment plus, Alléluia

Quoi ? Tout ce temps à se priver de tartines beurrées et d’escalopes à la crème n’aurait servi à rien ? Toutes ces frustrations auraient été inutiles ? Il est possible de manger gras et de ressembler à une gravure de mode ? En tous les cas, c’est ce que les dernières études tendent à démontrer.

par Rim Bahi

Quand on y pense, aussi insensé que cela puisse paraître, c’est certainement vrai.
On connait toutes des brindilles qui se goinfrent de cochonneries à longueur de journées et qui ne prennent pas un gramme. Mais je sais qu’on a besoin de preuves scientifiques pour y croire. On ne va quand même pas courir le risque d’ajouter encore plus de kilos superflus à ceux gardés depuis la dernière grossesse, qui, soi-dit en passant, remonte à cinq ans.

Après avoir été condamnés, les lipides viennent d’être réhabilités. Ils seraient même indispensables à notre équilibre alimentaire, si, si, puisqu’on vous le dit ! D’ailleurs les dernières recommandations parlent de la nécessité d’avoir entre 35 et 40% de lipides dans l’assiette contre 30% auparavant. Personne n’est passé à côté des campagnes de nutrition préconisant la consommation d’acides gras indispensables à l’organisme tels que le célébrissime oméga 3.

Le gras aurait-il été victime d’une erreur judiciaire ?

Les graisses sont indispensables à la vie. Elles participent à la constitution des membranes cellulaires, à la fabrication d’hormones et de cellules immunitaires. Elles luttent également contre les agressions microbiennes ou virales. Bref, il faudrait leur décerner une médaille. Il ne faut pas oublier que sans les graisses, on n’irait pas bien loin puisqu’elles servent essentiellement de carburant pour l’organisme. La graisse n’est donc plus l’ennemi à abattre.

On a un scoop pour vous : les graisses aideraient même à mincir !

Les nutritionnistes recommandent aux personnes en surpoids de consommer des oméga-3, on croit rêver ! Mais il arrive que la réalité dépasse la fiction puisqu’il a été prouvé, études à l’appui, que consommer ces acides gras non seulement empêche les graisses de se stocker dans des endroits disgracieux mais contribue également à la perte de poids. En effet, l’étude menée en France sur des femmes diabétiques a démontré qu’une alimentation enrichie en oméga 3 entraînait une perte de masse grasse importante ainsi que l’amélioration de l’état de santé dans sa totalité : système cardiovasculaire, cholestérol et triglycérides. L’oméga 3 est en passe de devenir le héros du 21ème siècle !

Ne pas manger gras nuit gravement à la santé !

Voilà une phrase qu’on n’aurait jamais pensé voir un jour écrite noir sur blanc. Pourtant, c’est un fait avéré. Un déficit en acides gras essentiels a des conséquences désastreuses sur l’organisme, autant physiquement que psychiquement. Mesdames, sans gras, la peau s’assèche et se ride plus rapidement. C’est déjà une raison en soi d’en consommer suffisamment. Un manque d’oméga 3 favorise la prise de poids et les graisses ont plus de mal à être métabolisées par l’organisme. La liste des conséquences d’un déficit en gras ne s’arrête pas là, cela influe également sur la qualité de la vision, sur l’hypertension et même sur le stress. Si on ne mange pas suffisamment gras, on déprime. 1, 2,3 A vos oméga-3 !

Je peux manger une plaquette de beurre par jour alors… euh, pas sûr!

Vous ne vous êtes quand même pas imaginé que vous alliez pouvoir tremper des centaines de frites dégoulinantes d’huile dans des pots de pâte à tartiner ? Il y a les bonnes graisses et… les autres, qui ne sont pas forcément mauvaises, elles sont juste à consommer avec modération. Ce sont les graisses saturées qu’on trouve dans le beurre, le fromage et les viandes grasses.

Elles ont tout de même des propriétés intéressantes et il ne faut surtout pas s’en passer, le tout est de rester dans les limites du raisonnable parce que ces graisses-là sont plus difficiles à brûler et ont tendance à être stockées de manière non seulement inesthétique mais également dangereuse pour l’organisme puisqu’elles sont un facteur de risque cardiovasculaire. L’idéal serait que ces graisses saturées ne représentent pas plus de 4 fois la quantité d’oméga 3 alors qu’en réalité, on en consommerait dix fois plus. En clair, le dosage conseillé serait un morceau de viande de 120 g, 1 verre de lait, 1 yaourt nature, 40 g de fromage, 20 g de beurre, 2 cuillères à soupe d’huile d’olive pour la cuisson et 3 cuillères à soupe d’huile végétale crue par jour. Ce n’est quand même pas si mal !