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A un cheveu près

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A un cheveu près

L’alopécie fait partie du cycle normal de la vie de nos cheveux si celle-ci concerne 50 à 100 cheveux par jour. Au-delà, elle est considérée comme pathologique. Par ailleurs, hommes et femmes sont concernés, même si elle est généralement plus visible chez les premiers.

par Rim Sassi

Le cycle d’un cheveu est un mécanisme complexe et les causes de l’alopécie pathologique peuvent se présenter sous différentes formes. Tour d’horizon de ce problème et des possibilités de traitement.

Pour commencer, un cheveu c’est quoi ?

Notre cuir chevelu compte entre 100.000 et 150.000 cheveux, élaborés par les follicules pileux, l’ensemble étant composé de trois parties : la racine (bulbe pilaire), le cheveu (tige pilaire constitué de kératine) et la gaine épithéliale (cavité ou est « planté » le cheveu).

La vie du cheveu se décompose également en trois parties :

La phase anagène, qui correspond à la pousse du cheveu à partir du bulbe et qui produit la tige pilaire de kératine, c’est la partie visible. Cette phase est comprise entre trois et sept ans, la pousse moyenne d’un cheveu étant de deux millimètres par semaine.
Vient ensuite la phase cathagène, où la pousse stoppe progressivement (de une à deux semaines). Lors de cette phase, le cheveu meurt.
Pour finir, la phase télogène, où le cheveu est « techniquement » mort mais ne tombe pas, il demeure sur votre cuir chevelu pendant trois mois pour ensuite tomber. Cependant, les cheveux réagissent différemment en fonction des personnes car ils sont soumis aux multiples facteurs (hormonaux, génétiques, etc.) qui influent sur leur croissance et leur cycle de vie.

Alopécie androgénétique

C’est la forme la plus courante de chute de cheveux. Elle est également appelée calvitie commune. Elle se caractérise par la diminution progressive et inexorable de la quantité et la qualité du cheveu. Elle concerne aussi bien les femmes que les hommes et est provoquée par une sensibilité excessive à la testostérone pouvant commencer dès la puberté. Si, chez les hommes, la calvitie commune se concentre sur le front et le sommet de la tête, elle se manifeste, chez les femmes, de manière plus diffuse. Chez l’un comme chez l’autre, un traitement en application locale à base de minoxidil (dilatateur des vaisseaux sanguins) peut être prescrit. La chirurgie peut également aider à combler la perte capillaire si les traitements locaux n’ont pas fonctionné.

Alopécie diffuse

Elle se caractérise par une chute, plus ou moins régulière, de cheveux sur l’ensemble du cuir chevelu. Sans aucun rapport avec l’hérédité, elle peut s’avérer aiguë ou chronique et est, très souvent, le symptôme d’un trouble au niveau de l’organisme. Tout comme une infection, un épisode de stress, un accouchement ou une chimiothérapie peuvent être à l’origine d’une alopécie brutale et aiguë. Si elle apparaît sous une forme chronique, cela peut alerter, par exemple, sur un problème endocrinien. Pour la traiter convenablement, il est indispensable d’en identifier la cause.

Alopécie circonscrite

Comme son nom l’indique, cette forme d’alopécie va se cantonner à une zone précise du cuir chevelu. Appelée également pelade, elle trouve son origine dans une inflammation de la racine, suite à une réaction auto-immune, mais la cause de cette réaction n’est pas précisément déterminée. Par contre, on sait que des facteurs psychologiques, tel que le stress, interviennent dans ce processus. L’action de la racine du cheveu est suspendue mais pas détruite. Il est donc possible, via des traitements locaux ou généraux, d’agir pour que le mécanisme redémarre.

Alopécie congénitale

Due à l’absence de la racine du cheveu ou à une anomalie au niveau de la constitution de la tige pilaire, c’est la forme la plus rare d’alopécie. Les cheveux n’ont aucune chance de pousser ou de repousser. Dans ce cas, les implants restent la meilleure solution.

Sachez également que la manière dont vous traitez votre corps se répercute très souvent sur la qualité de vos cheveux. Mauvaise alimentation, carence en fer, tabagisme, prise médicamenteuse, etc. De même, si vous constatez une chute anormale de vos cheveux, n’hésitez pas à consulter votre médecin qui cherchera la cause de cette pathologie en pratiquant un examen minutieux de votre cuir chevelu, parfois à l’aide d’une dermoscopie (examen en profondeur de la peau) ou d’un bilan sanguin.