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Dysménorrhée Dans la douleur et dans le sang !

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Dysménorrhée Dans la douleur et dans le sang !

La dysménorrhée, ou douleurs des règles, est provoquée par les prostaglandines, des hormones qui provoquent une contraction de l’utérus et de la zone qui l’entoure.

par Imen Zine

Ces douleurs sont banales mais mieux vaut consulter quand on est gênée car le médecin vérifiera qu’aucun organe n’est atteint et que l’on ne souffre ni d’un fibrome ni d’un problème d’endométriose. Puis, un traitement est proposé, dont l’objectif est de mettre les ovaires au repos.

Explications du Dr Sami Zine, spécialiste en gynécologie.

Il y a deux types de dysménorrhée.
«La dysménorrhée primaire est un trouble qui entraîne des douleurs menstruelles. Ces douleurs ne constituent pas l’un des symptômes d’un trouble gynécologique sous-jacent, mais représentent le processus normal des menstruations. La dysménorrhée primaire est fréquente. Elle touche plus de 50 % des femmes et est assez grave dans environ 10 % des cas. C’est le type de dysménorrhée le plus fréquent».

La dysménorrhée primaire est douloureuse et peut parfois entraîner une invalidité pendant de courtes périodes de temps, mais elle n’est pas dangereuse.

«La dysménorrhée secondaire se présente sous forme de douleurs menstruelles liées à un trouble gynécologique.»

Même si la dysménorrhée secondaire peut être associée à des troubles gynécologiques, il est généralement possible de traiter facilement la plus grande partie de ces troubles.

«La dysménorrhée est plus susceptible d’apparaître au cours de l’adolescence. Pour un grand nombre de femmes, ce trouble s’amenuise avec l’âge, plus particulièrement après l’accouchement».

Remèdes de grand-mères pour soulager les douleurs menstruelles

Plusieurs mesures non médicales peuvent contribuer à soulager les douleurs provoquées par la dysménorrhée :

* se coucher sur le dos en plaçant un oreiller sous les genoux

* placer un coussin chauffant ou une bouillotte sur l’abdomen ou la partie inférieure du dos

* prendre un bain chaud

* boire des liquides chauds comme la tisane, le thé, un lait au chocolat…

* masser délicatement l’abdomen

* faire des exercices légers, par exemple des étirements, de la marche ou de la bicyclette

* prendre beaucoup de repos et éviter les situations stressantes lorsque les menstruations sont proches

Des hormones en excès

Il semble que la dysménorrhée soit provoquée par «des concentrations excessives de prostaglandines». Les douleurs s’expliquent probablement par «les contractions de l’utérus qui surviennent lorsque l’irrigation sanguine de la membrane qui tapisse l’utérus, l’endomètre, est réduite ».

Plusieurs facteurs peuvent aggraver les douleurs provoquées par la dysménorrhée primaire, notamment l’inclinaison de l’utérus vers l’arrière (rétroversion) plutôt que vers l’avant, le manque d’exercice et des tensions psychologiques ou sociales.

Aïe ! J’ai mal !

«Le principal symptôme de la dysménorrhée est la présence de douleurs, qui apparaissent dans la partie inférieure de l’abdomen au cours des menstruations et peuvent également être ressenties au niveau des hanches de la partie inférieure du dos ou des cuisses.

D’autres symptômes peuvent apparaître, notamment des nausées, des vomissements, des diarrhées, des vertiges ou un malaise général. Pour la majorité des femmes, la douleur commence généralement peu de temps avant ou pendant les menstruations, augmente après 24 heures et commence à disparaître après deux jours».

Les symptômes de la dysménorrhée secondaire apparaissent souvent avant ceux de la dysménorrhée primaire dans le cycle menstruel et ils durent généralement plus longtemps.

Ouf ! Ça va mieux !

Des suppléments hormonaux ou d’autres médicaments peuvent être prescrits, selon la cause de la dysménorrhée. «La dysménorrhée est généralement traitée à l’aide de médicaments analgésiques comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Les contraceptifs oraux peuvent également aider à réduire la gravité des symptômes. Les nausées et les vomissements peuvent être traités à l’aide de médicaments antiémétiques».