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Et si vous étiez allergique?

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Et si vous étiez allergique?

Les vacances sont finies. Tout le monde appréhende la rentrée. Pour certaines personnes, elle est synonyme de factures, de dépenses et de payement d’impôts. Pour d’autres, elle est associée au changement de climat et aux maladies répétitives. Le nez qui coule, les éternuements à longueur de journée et parfois même des difficultés à respirer. Eh oui, c’est la saison des allergies ! Zoom sur ces affections respiratoires qui nous gâchent la vie.

par Nadia Arfaoui

 

C’est dans l’air !

Saisonnières ou perannuelles, les allergies respiratoires s’exacerbent en automne. Elles touchent le nez et la gorge en cas de rhinite allergique et les bronches en cas d’asthme.

•La rhinite allergique

Souvent confondue avec un rhume classique, la rhinite allergique se manifeste par une inflammation au niveau du nez. Des démangeaisons, des éternuements répétés, le nez qui coule ou se bouche et parfois même une perte d’odorat et des troubles du sommeil. Autant de réactions gênantes dans la vie quotidienne des personnes qui en souffrent.

• L’asthme

Il se manifeste par des difficultés à respirer et une oppression thoracique. Manquer d’air est une angoisse partagée par toutes les personnes asthmatiques pendant les crises et parfois même avant leurs déclenchements. Au moindre contact avec l’allergène, les bronches sont enflammées et les muscles contractés. C’est précisément ce qui explique la difficulté du passage de l’air dans les poumons.

Pensez à l’allergie

•Si vous êtes constamment enrhumés

•Si vous avez souvent le nez bouché

•Si vous enchaînez plusieurs laryngites d’affilée

•Si vous avez une sinusite chronique

•Si vous avez fréquemment les bronches encombrées

•Si vous faites des «bronchites sifflantes»

Vous avez dit pneumallergènes ?

Pour les allergies respiratoires, nous parlons de pneumallergènes. Ce sont des allergènes introduits dans l’organisme par l’air. Nous distinguons deux familles / les allergènes domestiques et les allergènes issus de l’environnement extérieur, principalement les pollens.

Les allergènes domestiques

Faisant partie de notre cadre de vie domestique, les pneumallergènes sont présents dans l’air allant des poussières, aux poils d’animaux (chat, chien…) aux acariens en passant par les moisissures.

•Les acariens :

Ce sont ces petits insectes invisibles à l’œil nu qui affectionnent les endroits chauds et humides notamment la chambre à coucher et plus particulièrement le lit.

•Les moisissures :

Tout comme les acariens, les moisissures préfèrent les endroits confinés et humides pour proliférer. On les retrouve souvent dans les cuisines et salles de bain.

Les pollens

Présents dans notre environnement naturel, les pollens sont responsables des allergies saisonnières comme le rhume des foins. Les réactions se manifestent seulement pendant la période de pollinisation (des fleurs, des herbes et des arbres) qui varie, bien évidemment, de la nature de ces plantes et des conditions météorologiques.

En Tunisie, l’asthme représente l’affection respiratoire la plus fréquente. Il touche 6% de la population générale dont 10% des enfants.

Une histoire de gènes

L’hérédité joue un rôle primordial dans l’apparition des allergies. Un enfant issu de parents allergiques est prédisposé à développer à son tour une allergie, mais qui n’est pas forcément la même que celle de ses parents. Elle peut se manifester dès que la personne est en contact avec l’allergène ou les allergènes en question pendant l’enfance, l’adolescence et parfois même à l’âge adulte.

Dépistez, traitez

Une fois que la cause de l’allergie est spécifiée, le patient est orienté vers tel ou tel traitement selon la nature et la sévérité de son allergie. Différents médicaments présents sur le marché soulagent les symptômes des allergies respiratoires, comme les antihistaminiques qui bloquent la production de la substance responsable des réactions allergiques, l’histamine. Ils soulagent les éternuements, les écoulements nasaux ainsi que les picotements des yeux et de la gorge. Les décongestionnants sont souvent utilisés en combinaison avec les antihistaminiques. Ils sont vendus sous forme de sirops, de comprimés ou de vaporisateurs nasaux. Prescrits en dernier recours, lorsque les antihistaminiques ne suffisent plus, les corticoïdes sont efficaces pour bloquer la réaction allergique. Ils sont inhalés par le nez ou la bouche à l’aide d’un vaporisateur.

Désensibilisez

En cas d’allergies persistantes, le traitement médicamenteux est insuffisant. Il faut donc envisager une désensibilisation appelée également l’immunothérapie qui dure en moyenne de 3 à 5 ans. Cette méthode, particulièrement efficace en cas d’allergies au pollen et aux acariens, consiste à administrer dans l’organisme une dose croissante de l’allergène. De cette manière, le corps s’y habitue progressivement. Effectuée sous forme d’injections ou de gouttes, cette technique contribue à améliorer convenablement l’allergie, la réduisant de 20% voire 30% en moyenne. Dans certains cas, on constate même une guérison complète du patient.

Dans les régions côtières, il ya plus d’acariens qu’en montagne

-Les acariens ne survivent pas à une altitude de plus de 3000 m

Evitez ce qui vous gêne

•Aérez toutes les pièces de la maison

•Mettez les tapis à l’extérieur afin qu’ils prennent le soleil

•Evitez les moquettes

•Bien ensoleiller la maison

•Enlever les peluches des chambres d’enfants

•Evitez de surchauffer l’intérieur des maisons.