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Incontinence: Courage fuyons les fuites !

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Incontinence: Courage fuyons les fuites !

Un fou rire, un effort violent, une grosse envie et pas de toilettes à proximité… et c’est la fuite. Mais même si cela arrive de temps en temps, pas de quoi paniquer. Par contre, quand ce genre d’accident se répète et commence réellement à gêner, il est temps de trouver des solutions à ce problème d’incontinence urinaire…

par Samantha Ben-Rehouma

La modification de certains comportements de mode de vie peut permettre de réduire les symptômes liés aux fuites urinaires. Aussi, est-il important de suivre quelques conseils pour limiter les désagréments d’une incontinence urinaire…

Les symptômes de l’incontinence

Il existe deux sortes d’incontinence :
L’une dite « d’effort » qui est une fuite sans envie d’uriner. Les muscles qui maintiennent le sphincter fermé sont affaiblis et lorsque la pression abdominale est trop forte : une toux, un éternuement, un effort physique…
L’autre dite « incontinence urinaire par envie » qui se manifeste par des envies pressantes qu’on ne peut retenir, une des principales causes est du le temps qui passe au relâchement des muscles et du sphincter.
D’où l’importance de se maintenir en forme et de faire suffisamment d’exercices physiques pour garder un bon tonus musculaire. Le problème n’est pas mécanique, mais concerne la vessie qui se contracte trop, sans raison. La vessie est hypertonique et sujette à des contractions fréquentes.

D’autres symptômes peuvent venir de troubles pulmonaires comme la bronchite chronique ou une toux chronique souvent présente chez les fumeurs, et le tabagisme accroît la gêne par l’incontinence urinaire, en particulier l’incontinence urinaire par impériosité.
L’obésité peut être un facteur de risque de développer une incontinence urinaire, un poids excessif augmentant la pression vésicale et donc les risques d’incontinence urinaire à l’effort.
Actuellement, peu d’informations permettent de savoir si la perte de poids peut résoudre l’incontinence chez les femmes modérément obèses. Mais étant donné la forte prévalence de l’incontinence et de l’obésité chez les femmes, une perte de poids doit être recommandée dans la prise en charge de l’incontinence urinaire.
Les autres facteurs qui exposent à l’incontinence ou en aggravent la gêne sont les infections urinaires basses (cystites), les infections ou inflammations du vagin, un mauvais fonctionnement de la vessie trop paresseuse ou trop hyperactive ou encore un prolapsus (la descente des organes contenus dans le périnée).

A retenir

– Boire de l’eau environ 1.5 litre par jour et ne pas dépasser 2 litres, à part les cas particuliers qui augmentent nos besoins en eau : grande chaleur, activité physique intense et prolongée, diarrhée, diabète mal équilibré…

– Diminuer l’apport de liquide le soir.

– Réduire la consommation de caféine, chocolat, boissons gazeuses, alcool…

– Traiter une éventuelle constipation.

– Traiter les infections urinaires

– Arrêter de fumer

– Réduire l’excès de poids

– Eviter tous les facteurs de risque qui augmentent la pression abdominale comme porter des charges lourdes, monter les escaliers…

Que faire en cas d’incontinence ?

Il est possible de diminuer les fuites urinaires, l’impériosité et la fréquence mictionnelle en modifiant certaines habitudes alimentaires, notamment en ce qui concerne les apports liquidiens.
Boire suffisamment en début de journée pour boire moins plus tard: l’heure de la consommation de boissons peut être importante chez les personnes souffrant de nycturie (se lever plus de deux fois la nuit).
Limiter les apports hydriques après 18 heures permettra de réduire ce problème.
Le type de liquides et d’aliments consommés a également son importance.
La caféine a un effet excitant sur la vessie conduisant à l’impériosité mictionnelle et à l’augmentation de la fréquence mictionnelle. La caféine se trouve à l’état naturel dans les grains de café, les feuilles de thé, et se trouve dans les sodas au cola ainsi que dans les aliments et les confiseries contenant du chocolat au lait. L’alcool a aussi un effet diurétique principalement le vin blanc et le champagne.
En cas de problème, on conseille donc de consommer des boissons, et des aliments sans caféine pour vérifier que l’impériosité ou la fréquence mictionnelle diminue.
Améliorer son transit : étant donné que la constipation chronique et que la poussée peuvent contribuer à l’incontinence urinaire à l’effort, il est conseillé que ces personnes trouvent des solutions pour améliorer le transit intestinal, par exemple en consommant suffisamment de liquides, de fruits et de légumes.
Certaines activités physiques intenses interviennent aussi dans la survenue de l’incontinence urinaire d’effort chez les femmes jeunes et en bonne santé comme c’est le cas chez les athlètes de haut niveau, les femmes militaires ou de nombreuses sportives. Les activités physiques à forts impacts augmentent la force appliquée sur les muscles du plancher pelvien et dérèglent un mécanisme de continence par ailleurs sain. Les sports comme la gymnastique, le basketball, la course et le saut…produisent une augmentation brusque de la pression intra-abdominale, pouvant être à l’origine de l’incontinence urinaire à l’effort.

Les 3 épisodes de l’incontinence

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Chez la femme très âgée, l’incontinence est souvent liée à un déficit neurologique. La transmission du signal depuis le cerveau vers les muscles de la vessie est anarchique, d’où les envies impérieuses d’uriner. Lorsque les fonctions cognitives sont altérées, dans le grand âge, l’incontinence est alors l’un des effets du vieillissement.