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Les 5 maux courants de l’abdomen

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Les 5 maux courants de l’abdomen

Les maux de l’abdomen sont multiples. Ils peuvent affecter l’estomac, le côlon, les reins, la rate ou encore le foie ou le pancréas. Ces pathologies abdominales sont souvent associées à une élévation de la fièvre et à des douleurs au niveau des viscères abdominaux.

par Hela Kochbati

1- Le reflux gastro-œsophagien

La remontée acide de l’estomac est une affection gastrique courante. Elle est due à un excès de concentration de l’acide chlorhydrique. Une aigreur est ressentie vers la paroi supérieure du tube œsophagien. Des douleurs peuvent être ressenties au niveau de la cage thoracique.

2- Les spasmes du côlon droit

Les douleurs qui génèrent au niveau du côlon droit sont souvent sous forme de spasmes, plus ou moins chroniques. Ces spasmes peuvent survenir lors de la maladie de Crohn.

3- La colique du foie

La colique du foie entraîne des algies au niveau du flanc abdominal droit. Cette colique est causée par une obstruction des canaux hépatiques et biliaires.

4- La pyélonéphrite

Cette infection des reins donne une sensation de coup de barres. Le patient présente des douleurs au niveau de la colonne vertébrale et des parties latérales et postérieures de la cavité abdominale.

5-L’endométriose

L’endométriose est une pathologie inflammatoire qui se caractérise par la formation de tissu de cellules endométriales. Ces cellules se mettent à se former en dehors de l’utérus. Les douleurs surviennent au niveau du bas du ventre et sont diffuses même au niveau de la région abdominale.

L’avis du spécialiste : Dr Meriem Messaoudia Fitouri, Spécialiste en médecine interne

1) Pour le reflux gastro-oesophagien, la douleur est une sensation de brûlures rétro-sternale.

La sensation de brûlure est due à la sécrétion acide qui remonte de l’épigastre vers l’œsophage et la cavité buccale. Il y a des aliments qui peuvent déclencher ce reflux gastrique tels que le tabac, le café et le chocolat. Généralement pour la prise en charge, on prescrit des antiacides, des inhibiteurs de la pompe à protons comme l’oméprazole contre l’acidité gastriques, des prokinétiques qui permettent d’améliorer la vidange gastrique. Au fil du temps, avec l’acidité qui remonte au niveau de l’œsophage, il va y avoir une modification des structures cellulaires et de l’histologie de l’œsophage et cela peut entraîner une complication comme l’endrobrachie-œsophagienne qui peut évoluer en cancer gastrique. Le reflux peut être une pathologie banale qui se produit par exemple au cours de la grossesse ou d’une alimentation grasse et copieuse. Réduire l’acidité par les médicaments permet d’atténuer le reflux gastro-œsophagien et limiter la lésion au niveau de l’œsophage et de l’estomac.

2) Pour les spasmes du côlon droit, ce sont des coliques.

Ils se manifestent par des algies d’origine colique, ces algies s’irradient au niveau du cadre colique et tout autour de la cavité abdominale, c’est-à-dire au niveau de la périphérie de l’abdomen. Ces spasmes coliques sont généralement associés à des ballonnements, des troubles du transit colique, etc. La prise en charge se fait par le respect d’une bonne hygiène alimentaire. Le régime nutritionnel doit être riche en fibres, contenues dans les légumes et les fruits. Il faut éviter les féculents comme les pois chiches, les fèves et les pois. Généralement les traitements renferment des antispasmodiques et d’autres traitements symptomatiques pour réguler la fonction intestinale.

3) La colique du foie se produit lors de la lithiase vésiculaire.

C’est la complication aiguë de la lithiase vésiculaire qui est appelée la colique hépatique. C’est sous le thorax au niveau de l’hypochondre droit de l’abdomen. Les douleurs se produisent en postprandial (un moment après le repas) et sont déclenchées par exemple par un repas copieux. Généralement ces algies vont s’irradier vers l’épaule en hémi-bretelle et en hémi-ceinture, vers le dos. La prise en charge se fait selon la causalité. Dans certains cas bénins et pour les calculs de la vésicule biliaires, s’il n’y a pas de complications, avec juste des douleurs, la prise en charge se fait par une surveillance médicale régulière et un traitement antidouleur, antispasmodique ou un anti-inflammatoire non stéroïdien. Dans certains cas, on utilise la morphine ou ses dérivés. Mais également on prévoit d’opérer à froid, selon les cas pour pallier les complications pour extraire les calculs et la vésicule biliaires. Quand il y a des séquelles sévères, le traitement se fait par une opération chirurgicale à chaud (en urgence), dans le cas d’une pancréatite ou autre (appendicite, perforation intestinale, péritonite, infarctus mésentérique), l’intervention chirurgicale peut être suivie par une réanimation.

4) La pyélonéphrite concerne une atteinte des reins.

Il s’agit d’une infection au niveau du parenchyme rénal. C’est une forme d’infection urinaire qui se manifeste par une contamination bactérienne au niveau du système urinaire. Elle est décelée par une bactérie au niveau des urines, elle ne peut toucher que la vessie. La cavité vésicale présente de signes d’irritations. Le patient présente des mictions répétées, manifeste des sensations des brûlures, des impériosités (fuites urinaires involontaires au même moment ou tout juste avant l’envie d’uriner). Dans 90 % des cas, la bactérie infecte la vessie, progresse au niveau des reins, induit des coliques néphrétiques et engendre des douleurs d’ébranlements lombaires très importantes avec une fièvre. Le diagnostic se fait par un test cytobactériologique des urines, un ECBU (examen cytobactériologique des urines) pour identifier le germe bactérien. Le traitement se fait par la prescription d’antibiotiques.

5) L’endométriose n’est pas une cause fréquente de douleurs abdominales.

Ce sont des douleurs gynécologiques qui ne concernent que les femmes. L’endomètre est la muqueuse interne qui tapisse l’utérus. La couche interne utérine s’épaissit petit à petit et puis régresse et est évacuée en partie au moment des menstruations. Par des mécanismes fluctuants, les cellules endométriales progressent en dehors de l’utérus, atteignent les organes du péritoine et peuvent entraîner, par exemple, une endométriose rectale. Au moment des règles, le tissu endométrial migre et provoque des saignements douloureux dans ces régions de l’organisme qui n’ont aucune issue vers l’extérieur de l’organisme. Il se forme des kystes, un tissu cicatriciel et des adhérences qui entraînent des algies. Il n’y a pas une prise en charge particulière, le traitement se fait par des médicaments analgésiques, des traitements anti-inflammatoires et hormonaux pour apaiser les douleurs et atténuer les saignements et la symptomatologie.