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Les candidoses vulvo-vaginales

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Les candidoses vulvo-vaginales

Une infection douloureuse et répandue.
Sensation d’inconfort, pertes d’abondance variable, envie de se gratter… 75 % des femmes développent une mycose vaginale au cours de leur vie génitale. Cette affection causée par un « champignon » appelé Candida, est le plus souvent passagère si elle est bien traitée. Les récidives sont tout de même assez fréquentes si elle est incorrectement traitée. Il est indispensable d’adopter la bonne attitude pour lutter contre ces infections.

par Samantha Ben-Rehouma

Le candida, c’est quoi ?

A l’origine de la mycose : un champignon microscopique, une « levure » appelée Candida. Plus précisément, le Candida albicans est l’espèce la plus souvent impliquée, dans 90 % des cas. En effet, dans le vagin, circulent entre 5 et 10 types de germes différents qui constituent la flore vaginale. Ils cohabitent en équilibre avec l’organisme, et contribuent au bon fonctionnement de l’appareil génital. Ils sont tous anodins, tant que le vagin est capable d’empêcher leur multiplication.

Le Candida n’attaque jamais sans raison…Un déséquilibre hormonal, une irritation liée à des rapports sexuels, un savon trop agressif… Résultat : Tout est chamboulé !
L’écosystème vaginal étant très fragile, le Candida peut vite devenir un ennemi.

Les symptômes du candida

Généralement, les premiers symptômes sont ceux d’une irritation à l’entrée du vagin, d’une envie forte de se gratter, mais aussi d’une sensation de brûlure. La vulve est souvent rouge. Ensuite, les pertes deviennent plus abondantes et ressemblent au lait caillé. L’inflammation de la vulve, les démangeaisons, les douleurs à la miction et lors des rapports sexuels poussent souvent les femmes à consulter leur gynécologue.

Le traitement de la mycose

Le gynécologue prescrit un traitement comprenant des médicaments à prendre par voie orale à raison d’une gélule par semaine et pendant deux semaines. En quelques jours, ils détruisent les germes en les empêchant de se reproduire sous leur deuxième forme, au moins pendant un temps. Le traitement par voie orale demeure le traitement le plus efficace.

En cas de grossesse, un traitement simple et rapide consistant en un ovule « imidazolé » unique est prescrit, à introduire le soir au coucher au fond du vagin (restez couchée une trentaine de minutes pour garantir son efficacité). Il existe aussi des traitements par ovule à appliquer trois jours de suite. Comme la vulve est souvent irritée par la propagation de l’infection vaginale vers l’appareil génital externe, le spécialiste conseille aussi, la plupart du temps, l’application d’une crème « imidazolée » associée à un corticoïde, pendant quelques jours..

Bon à savoir sur les mycoses…

Les mycoses sont dues à la pilule contraceptive et sont sexuellement transmissibles…

L’abus de protège-slips peut favoriser les mycoses vulvo-vaginales : la vulve est recouverte d’un léger film protecteur, première barrière contre les agressions, qui est absorbé par ces protections.

Les gels douches, par exemple, éliminent les secrétions naturelles qui protègent des agressions, et par conséquent laissent libre cours au développement des champignons.

Le port de pantalons trop serrés (jean, slim) ou non cotonnés.

L’abus de toilettes intra-vaginales.

Elles peuvent être fréquentes chez les petites filles avant la puberté.

Les rechutes

Aujourd’hui encore, 40 à 50 % des femmes qui souffrent de mycose pour la première fois en feront une deuxième dans leur vie, on parle alors de la « candidose vulvo-vaginale récidivante ».

Pourquoi ces rechutes ?

Des facteurs, tels que le diabète ou la prise de certains antibiotiques, peuvent stimuler la prolifération du Candida favorisant ainsi ces mycoses récidivantes.

Aujourd’hui, de nouvelles molécules sont introduites sur le marché avec une efficacité prouvée sur les récidives. Le traitement consiste en la prise de 2 gélules matin et soir pendant uniquement un jour.