Etre une Femme

Les plantes d’intérieur : Nos alliées pour une vie saine

Publié le
Les plantes d’intérieur : Nos alliées pour une vie saine

Savez-vous que l’air intérieur de nos maisons, appartements et bureaux est 10 à 100 fois plus pollué que l’air extérieur ! Le principal responsable est le CO2 que l’on expulse lorsque l’on respire, sans compter les autres substances chimiques provenant des produits d’entretien et de traitement. La solution ? Nos amies les plantes ne demandent qu’à nous aider pour assainir nos intérieurs. En effet, nombre d’entre elles sont dépolluantes et permettent ainsi d’améliorer l’air que l’on respire. Cela en plus du fait de décorer naturellement et joliment notre intérieur, ce qui ne gâche rien !

par Myriam Bennour

Les plantes sont des êtres vivants qui se nourrissent et échangent avec le milieu extérieur.

Les molécules toxiques contenues dans l’air (l’ammoniac des produits ménagers, le benzène de la fumée du tabac, le formaldéhyde, conservateur que l’on trouve dans la fumée de tabac, dans les meubles et armoires, dans les tissus, dans les produits ménagers…) sont absorbés par la plante et transformés en nutriments ou simplement stockés dans ses tissus.
Parallèlement à cela, la plante émet de la vapeur d’eau par le processus de transpiration, ce qui régule l’humidité de l’air, le rendant ainsi plus sain. Grâce aux plantes, le taux d’humidité augmente de 4 à 8%.
Résultat : l’air est plus frais, les problèmes liés aux gênes respiratoires, asthmes et irritation de la peau, sont réduits. Pour optimiser cet effet, on choisira des plantes à grosses feuilles pour augmenter les échanges gazeux.
C’est bien joli tout ça, mais tout le monde n’a pas la main verte, me direz-vous ! Ça doit être compliqué de les entretenir et surtout demander beaucoup de temps ! Eh bien, pas du tout !

Facile de verdir son intérieur !

Les plantes d’intérieur sont, pour la plupart, assez résistantes. Tant que l’on respecte quelques consignes, elles pourront s’épanouir sans peine dans nos séjours, nos chambres à coucher et même dans nos cuisines et salles de bain. En effet, aucune pièce ne peut venir à bout de ces championnes de l’assainissement de l’air !
Ce qu’elles demandent, en échange de leur bons et loyaux services, c’est avant tout un peu de lumière (idéalement côté est car la lumière du soleil y est la plus douce), une température agréable (pas trop près d’un radiateur ou toute autre source de chaleur, car elle risque de se dessécher) et puis une humidité convenable.

Quant à l’entretien qu’elles requièrent, il est assez variable mais n’en demeure pas moins peu prenant :

  • Arrosage (de préférence avec une eau peu calcaire) une fois par semaine en hiver, et deux fois par semaine en été. Les plantes d’intérieur craignent, surtout en hiver, l’excès d’eau qui risque de les faire pourrir.
  • Nettoyage du feuillage avec un chiffon humide quand la poussière s’y est accumulée, car celle-ci joue un rôle d’écran pour la lumière.
  • Arrachage des feuilles ou des tiges mortes et des pousses chétives ou malades pour permettre à la plante de bien grandir.
  • L’apport d’engrais n’est pas forcément nécessaire. On pourra dans certains cas faire un amendement léger (trop risquerait de nuire à la plante.)
  • Griffage de la surface des pots pour enlever la croûte superficielle quand celle-ci s’est tassée (généralement en été quand l’arrosage est plus fréquent).

Quel que soit l’espace dont on dispose, on peut toujours trouver un petit coin parfait pour accueillir une plante qui y sera heureuse, Mais laquelle choisir ?

Avant de se précipiter vers une pépinière et la dévaliser de toutes ses plantes d’intérieurs, posons-nous un moment et réfléchissons au choix de celles-ci.

Quelle est la place dont je dispose ?

Une portion de mur nu peut accueillir une plante qui va atteindre 1 voire 3 mètres. De même, un simple bout de table ou de commode suffit pour y déposer un petit pot.
Dans le premier cas, on pourra se laisser aller à prendre un yucca (absorbe le benzène et l’ammoniac) ou bien une espèce arborée comme le ficus (aide à lutter contre le formaldéhyde et l’ammoniac)
Si, par contre, votre intérieur est assez encombré, vous pouvez opter pour de petits spécimen que vous pourrez disposer sur une table ou une commode, tel que le lierre (champion contre l’odeur du tabac) ou encore le chlorophytum.

Quel est le degré de luminosité que je peux offrir à la plante ?

Si vous avez l’avantage d’avoir un intérieur très lumineux, vous aurez largement le choix parmi les nombreuses espèces d’intérieur, et pourrez ainsi vous permettre d’acquérir une large palette de plantes.
Mais si vous ne disposez que de quelques rares rayons de soleils qui viennent de façon éphémère caresser votre atmosphère, que faire ? Heureusement, tout ou presque existe dans la nature, et on peut trouver quelques espèces qui craignent les rayons directs ou forts du soleil.
On citera la sansevière, très efficace pour absorber l’odeur du tabac, et le bégonia masoniana.

Ai-je du temps à leur consacrer ?

Si après tous ces exemples, vous n’avez toujours pas trouvé votre bonheur, il existe toujours des espèces plus robustes que les autres qui ne demandent presque aucun entretien (sauf l’arrosage qui reste une nécessité bien sûr, mais qui est rare). En voici deux exemples :
Le schefflera et le caoutchouc.
Entre plante anti-tabac ou assainissante, tombante ou à port droit, verte foncée, claire ou panachée, à feuilles larges, à épines, plantes pour paresseux ou apprenti jardinier … le choix vous est offert. A vous de jouer maintenant !
Il ne vous reste plus qu’à prendre une bonne bouffée d’air pur et profiter de votre intérieur.

Petits conseils pour jardiniers en herbe

  • Pour jouir de son pouvoir purificateur, comptez en moyenne une plante de belle taille pour 10 mètres-carrés.
  • Si vous mettez vos plantes à l’extérieur, placez-les à l’abri d’un arbre.
  • Si l’atmosphère est sèche, pulvérisez de l’eau sur le feuillage.
  • Evitez de placer vos plantes longtemps au soleil lorsque vous venez de les arroser, les gouttes d’eau agissent comme des loupes et risquent de brûler les feuilles.
  • Si les feuilles de vos plantes jaunissent, tombent, que leurs extrémités s’abîment et que leur croissance est ralentie, sachez qu’il y a un manque d’humidité dans le milieu où elles vivent. Dans ce cas, brumisez avec de l’eau le revers des feuilles.
  • Pour une bonne pénétration de la lumière, il faut nettoyer le feuillage de la poussière qui empêche la lumière de passer et limite de ce fait la photosynthèse.
  • Pour un bon arrosage, il est conseillé d’opter pour les pots en terre cuite. Ces derniers laissent les racines de la plante respirer et permettent d’espacer l’arrosage car ils conservent mieux l’humidité de l’eau que ceux en plastique.
  • Les plantes qui ont des tiges dures ou des troncs nécessitent un arrosage tous les 15 jours, alors que les autres exigent un arrosage toutes les semaines environ (sauf exceptions citées plus haut).