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L’herpès labial… aïe, aïe, aïe

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L’herpès labial… aïe, aïe, aïe

Un matin, vous vous levez et ô surprise un invité, juste le jour où vous avez votre présentation devant vos clients et votre boss ! Une fois qu’il nous a contaminés, le virus de l’herpès reste tapi dans notre corps, prêt à se réveiller à n’importe quel moment et à nous hanter. Cet élément perturbateur est-il aussi méchant qu’il n’en à l’air ? Le point sur les idées reçues.

par Samantha Ben-Rehouma

C’est une maladie bénigne.

VRAI
Le bouton d’herpès sur la lèvre est en général banal. Sauf chez les personnes immunodéprimées, particulièrement démunies face aux infections.
Pour les autres, pèse surtout l’inconfort, physique et psychologique, de le voir ressurgir à l’improviste, au pire moment.

Se laver les mains protège.

VRAI
Du bouquet de vésicules situées sur les lèvres, le virus peut passer sur le doigt et ailleurs sur le visage, autour des narines, sur le menton, ou encore à l’oeil. Dans ce cas, il existe un risque de kératite herpétique : rougeur, larmoiement…, atteinte sérieuse qui nécessite l’avis rapide d’un ophtalmo.
Prudence donc : lavez-vous les mains, désinfectez votre bouton et, si vous portez des lentilles, ne les humectez pas de salive.

Le conjoint l’attrape toujours.

FAUX
L’herpès est une maladie très contagieuse, mais seuls 15% des conjoints l’attrapent. Le secret ? Des mesures d’hygiène simples : se laver les mains, ne pas partager ses objets personnels (bouteille d’eau, verre, serviettes de toilette…). Surtout, il faut s’abstenir de tout contact direct avec la lésion du partenaire atteint, dès les premières manifestations (picotements, sensation de brûlure…) et jusqu’à leur disparition. Eviter les relations sexuelles, orales ou génitales, durant les poussées !

On ne guérit pas de l’herpès.

VRAI
Une fois logé dans les tissus nerveux, le virus ne quitte plus son hôte. Il peut se réveiller en cas de fatigue, de stress ou d’infection, un rhume par exemple. Même le soleil l’active, raison pour laquelle de nombreux boutons de fièvre fleurissent sur les lèvres des vacanciers. Les remèdes ? Repos, hygiène et écran total ! Toutefois, il existe une catégorie de gens appelés « porteurs sains »qui même au contact de personnes ayant un HSV (herpès simplex vir al) ne seront pas contaminées. Il faut savoir qu’au moins 80% de la population adulte
héberge l’HSV à un état latent et seul 20% d’entre eux présentent des récurrences cliniques.

Un traitement préventif existe.

VRAI
Lorsqu’on a plus de six poussées par an, un traitement préventif quotidien, faisant appel aux antiviraux, permet d’éviter les récidives. Les médecins se proposent de prévenir les « boutons de fièvre » lorsqu’un rendez-vous stressant, mariage ou entretien d’embauche, est au programme. Car, dans l’esprit de celui qui l’arbore, l’herpès labial est visible comme le nez au milieu du visage…dommage !

Les poussées sont inévitables.

FAUX
Le vaccin contre l’herpès est encore dans les éprouvettes des chercheurs. Mais, en attendant, il n’existe pas de remède éliminant définitivement le virus. Toutefois, les médecins disposent de deux médicaments (aciclovir, valaciclovir) qui arrêtent sa multiplication. Leur efficacité est réelle, à condition de les prendre dès les premiers signes de la maladie. 
Les poussées se déroulent en plusieurs étapes :
picotement, sensation de brûlure ou démangeaisons ressentis autour de la bouche ou du nez, c’est ce qu’on appelle les prodromes. Enflure et rougeur de la zone en question, suivies de l’apparition d’au moins une vésicule remplie de liquide. Les vésicules finissent par se rompre, laissant place à des lésions humides à vif.
Après quelques jours, les lésions s’assèchent, se recouvrent d’une croûte qui tombe après un certain temps.

Attention à ces cas

L’herpès labial peut contaminer n’importe quel siège de la peau ou des muqueuse, en particulier l’appareil génital et ce, suite à des relations bucco-génitales. Ce qui peut altérer la qualité de vie du partenaire, de part les récurrences surtout quand elles sont rapprochées, car si l’herpès labial a ce côté inesthétique, l’herpès
génital est très douloureux.
L’herpès labial peut être mortel pour le nouveau né lors d’une primoinfection. A ce titre, rappelons que lors d’une visite au nouveau-né, mieux vaut s’abstenir de les embrasser car cela pourrait avoir des conséquences très graves entraînant la mort du nouveau- né. Quand on est contaminé par le virus de l’herpès cela s’appelle primo infection herpétique.

La réactivation du virus s’appelle une récurrence.
La primo infection est, le plus souvent, asymptomatique.
Elle peut être grave chez le nouveau- né, la femme enceinte, l’enfant atteint de dermatite atopique et chez l’immunodéprimé ; d’où l’importance à faire très attention à ces personnes à risque !