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Au secours on va me voler mes parents !

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Au secours on va me voler mes parents !

Je le déteste !

A l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur, l’aîné se trouve brusquement détrôné par un cadet «usurpateur». Le sentiment de jalousie provient de la crainte d’être dépossédé de l’affection des parents.

La jalousie est un sentiment sain qui est une étape essentielle du développement psycho-affectif de l’enfant et qui lui permettra de s’affirmer et d’apprendre le partage et les règles de la vie sociale. Il ne faut pas pour autant ignorer cette émotion éprouvée car la jalousie peut devenir une véritable souffrance.
L’angoisse de ne plus être aimé par papa et maman quand le bébé sera là se traduit par divers troubles du comportement: crises de colères, cauchemars et insomnies, voire  régression quand l’enfant se met à réclamer : couches, biberon et câlins prolongés. Pour éviter cela, les parents doivent bien préparer leur aîné à ce changement et ensuite, une fois que le bébé sera là, veiller à continuer à accorder la même attention à l’aîné.

14 conseils pour rassurer l’aîné quant à la naissance de bébé

Annoncez-lui la future naissance ! 

La nouvelle que vous vous apprêtez à lui annoncer ne sera pas vraiment « heureuse ». Elle lui tombera dessus comme une catastrophe et sera ressentie comme une trahison de votre part. Jusque-là sans rival, votre premier enfant va devoir s’habituer à son nouveau statut… et cela ne se fera pas sans douleur. Il faut lui laisser le temps de se faire à cette idée. Le laisser découvrir le « nouveau venu » sans préparation, le jour de la naissance, est absolument déconseillé, le choc serait brutal.

Rassurez-le ! 

N’essayez pas de lui cacher le fait que quand le bébé sera là, il prendra beaucoup de votre temps. Expliquez lui qu’un nouveau-né a besoin de beaucoup de soins et d’attention, ce qui ne veut pas dire qu’il aura plus d’intérêt pour vous. Dites lui que le cœur d’une maman est bien assez grand pour les aimer tout les deux et tout aussi fort, et que la place réservée à l’aîné dans le cœur est toujours un peu particulière car il est le premier arrivé.

Questionnez-le !

Si vous trouvez que son humeur a changé depuis que vous lui avez annoncé votre grossesse, s’il vous semble triste, distant ou irritable, n’hésitez pas à établir un dialogue. Montrez lui que vous avez remarqué son malaise et dites lui que vous feriez n’importe quoi pour l’aider à se sentir mieux parce que son bonheur est très important à vos yeux. Il ne faut surtout pas ignorer son désarroi en pensant que ça va passer tout seul.

Laissez-le s’impliquer dans cette future naissance !

Soyez à l’écoute lorsqu’il vous propose des prénoms pour le bébé. Vous pouvez aussi lui demander de vous suggérer des idées de décoration pour la chambre du futur enfant. Discutez ensemble de tous les préparatifs, ainsi il se sentira inclus dans l’aventure.

Valorisez son rôle d’aîné !

L’arrivée d’un enfant est l’occasion de donner de nouvelles responsabilités à l’aîné. N’hésitez pas à apprécier ses efforts : « Tu as bien surveillé ta petite sœur pendant que je prenais ma douche, Bravo ! », « Tu m’as apporté les affaires de ton petit frère de la chambre quand j’avais les mains occupées, je ne sais pas ce que ferais sans toi ! ». Ainsi, il se sentira valorisé et prendra davantage confiance en lui. Attention cependant à ne pas lui présenter ce nouveau statut comme un devoir.

Le malheur de partager ses parents et sa chambre !

 
Si votre aîné va devoir partager sa chambre avec le bébé, il faut en parler avec lui à l’avance et lui accorder contrepartie, comme par exemple, le droit d’aménager comme il le désire ce nouvel espace partagé.

Montrez lui des photos de vous enceinte de lui ! 

Lui montrer des photos de vous enceinte de lui, ou de lui encore nouveau-né dans vos bras, le rassurera sur le fait qu’il a eu droit aux mêmes égards quand il en a eu besoin.

Bébé est là !

C’est à l’aîné d’accueillir le second et non pas le contraire. Alors, proposez-lui de rendre visite au bébé à la maternité. Ce premier contact à l’accouchement est propice à l’installation de sentiments positifs. Si son âge le permet, proposez-lui de prendre quelques instants le nouveau-né dans ses bras, car un contact physique vaut mieux que tous les discours !

Du temps pour les deux

Au quotidien, essayez de dégager du temps pour chaque enfant, avec un peu d’organisation vous pouvez y arriver ! Par exemple, profitez des moments d’absence du plus grand, quand il est à la crèche ou à l’école, pour donner le bain de bébé au calme. Il est important de continuer à favoriser des moments en tête à tête avec votre aîné, à lui consacrer du temps rien qu’à lui, pour lui montrer que rien n’a changé dans votre relation.

Ne parlez pas que du bébé !

Même si le bébé prend plus de temps et d’énergie, n’en faites pas l’unique sujet de conversation. Avec : « bébé par ci…bébé par là ! », l’ainé aura l’impression de ne plus avoir de place dans la famille et se sentira mis à l’écart. Mettez donc aussi l’accent sur les progrès du plus grand. Montrez lui que vous êtes fière de lui.

Au secours, maman et papa ne m’aiment plus !

Si malgré toutes les précautions prises pour préparer l’aîné à l’arrivée de sa petite sœur ou de son petit frère, il continue à avoir des réactions négatives, laissez-le exprimer librement ses émotions.

Ne le pénalisez pas s’il se remet à faire pipi au lit ou s’il pleurniche pour un oui ou pour un non. Réconfortez-le et rassurez-le du mieux que vous pouvez.

Le bébé, je le détesterai toujours !

Ne paniquez pas s’il dit toujours détester sa sœur ou son frère et surtout ne le punissez pas. Relativisez ! Les enfants disent sans retenue tout ce qu’ils ont sur le cœur. Alors, face à cette agressivité quand il dit haut et fort : «Je voudrais que le bébé ne soit pas là !», laissez-le libre d’exprimer ses sentiments tout en étant ferme sur le fait qu’aucune agressivité physique ne sera tolérée.

Ne lui demandez pas de grandir trop vite !

Il faut faire en sorte que l’aîné continue de vivre son enfance. Ce n’est pas parce qu’il est devenu le plus grand que vous allez lui demander de penser en « grand »! C’est dur de grandir ! Autorisez-le à rester petit et oubliez cet ordre hiérarchique dans la fratrie.

Ces grandes sœurs doivent rester sœurs avant tout !

Les petites filles admettent mieux la maternité de leur mère que les garçons, même étant jalouses, car elles savent inconsciemment que c’est le rôle qui leur sera dévolu plus tard. Ainsi, elles prennent au sérieux leur mission de petite maman au service du bébé, alors veillez à ce que cela ne devienne une fonction. Les fillettes ne doivent pas «materniser» leur frère ou sœur car ce n’est pas leur rôle.