Mes Gosses

Rentrée l’école c’est cool !

Publié le
Rentrée l’école c’est cool !

La rentrée scolaire est à nos portes et le farniente et l’insouciance des vacances d’été laissent place à l’inquiétude face à cet évènement incontournable. Que faire pour aider l’enfant à gérer cette appréhension pourtant normale mais qui ne doit entraîner ni peur, ni fuite, ni refus de l’école. Livret Santé vous aide à répondre à ces questions que chacun peut se poser en cette période de l’année.

L’enfant fait ses premiers apprentissages dans le milieu familial, puis connaît la maternelle qui le prépare pour ces premiers vrais apprentissages scolaires qu’il fera à l’école primaire, ensuite  au collège, puis au lycée ; et après le « baccalauréat » il atterrit  à l’université. Toutes ces étapes préparent l’enfant, jusqu’à l’âge adulte, à la vie en société. Ces passages d’un milieu à un autre, tout en lui fournissant les apprentissages nécessaires à la communication et à la vie en groupe, sollicitent ses capacités d’adaptation à des situations nouvelles.

Adopter une attitude sereine face aux premiers pas de l’enfant  dans la vie. Pour cela, il est impératif que ceux et celles qui veulent aider l’enfant à mieux maîtriser cette appréhension, soient convaincus de la nécessité de renforcer chez lui le désir d’enrichir ses apprentissages réalisés au sein du milieu familial par d’autres, plus diversifiés, que lui procurent   les milieux scolaire, universitaire et social. Le fait que les parents soient persuadés que  leur enfant doit apprendre la diversité, l’échange et le partage leur permet de vivre la séparation de leur enfant avec son milieu familial, non pas comme un abandon (de leur enfant à l’école), mais comme une étape importante dans son développement et nécessaire  à son autonomie future, condition d’une vie d’adulte responsable. C’est ainsi qu’ils ne seront pas l’écho exagéré d’une appréhension normale et passagère d’un enfant face à un changement de milieu.

Expliquer à l’enfant le projet de changement  pour faciliter l’acceptation du changement

Il est important d’expliquer à l’enfant que d’autres milieux et d’autres relations font ou feront partie de sa vie, et ce avant la maternelle. Au sein de la famille, l’enfant doit être encouragé à multiplier ses relations avec les membres qui la composent pour atténuer  les effets pervers d’une relation exclusive, voire fusionnelle. Par ailleurs, il est fortement recommandé  de le familiariser avec le milieu qu’il va fréquenter et lui donner envie de se l’approprier comme espace de vie, de plaisirs et aussi d’apprentissage (visites, rencontres, description des lieux, …).  Ainsi, l’espace inconnu n’est plus étranger et source de craintes mais d’évolution et de plaisirs.

Construire des ponts entre l’école et la maison

La maison est l’espace du repos, l’école celui de l’effort pour comprendre et apprendre, il s’agit de renouer avec le goût de l’effort et le désir d’apprendre. Si l’enfant comprend et apprend, il faut lui donner, à la maison, le plaisir de partager ce qu’il a appris, avec un adulte qui l’encourage à maîtriser son savoir. Ainsi, il est plus aisé de créer un pont entre l’école et la maison, les apprentissages scolaires et la vie quotidienne. Ces passerelles aident l’écolier à mettre du sens sur des savoirs éparpillés. Faire un gâteau avec un adulte devient l’occasion d’échanger, d’avoir un rôle,  et d’aborder de manière ludique certaines notions (poids, goût..). Se balader en forêt permet d’explorer le monde des insectes et des plantes. Ainsi, en terrain familier, l’enfant est sécurisé, sa curiosité est stimulée et l’émotion trouve sa place dans l’apprentissage.

« Le confronter à la frustration»

L’un des grands apprentissages du primaire est l’acquisition de l’autonomie. Les parents peuvent renforcer cette acquisition à la maison en apprenant à l’enfant à gérer son espace de vie (aider à mettre la table, faire plus ou moins son lit, ranger ses livres…) Par ailleurs, ils peuvent lui apprendre à mieux utiliser son temps et mieux faire face à la frustration que peut induire la non-satisfaction immédiate de ses désirs (limiter l’usage des écrans et favoriser l’échange verbal). Ils peuvent aussi différer l’achat d’un jouet, ne pas « faire à sa place » un devoir qu’il trouve difficile,  de sorte qu’il apprenne à connaître ses limites et à vouloir les dépasser et s’épanouir.

Familiariser l’enfant avec son nouvel espace d’apprentissage et lui donner l’envie de le découvrir : l’accompagner dans une visite des lieux, saisir l’occasion d’une fête de fin d’année pour lui présenter son école qu’il associera ainsi au plaisir…

Induire chez votre enfant l’envie d’apprendre : ses nouveaux apprentissages lui permettront d’enrichir ses modes d’expression et d’échange.

Le plaisir se construit par l’exemple et le partage, être avec son enfant et faire des choses avec lui (visite de musée, pêche à la ligne, etc), l’emmener découvrir de nouveaux territoires, lui proposer des magazines d’actualité adaptés à son âge, sont autant de façons d’aiguiser sa curiosité.

Donner l’envie de connaître d’autres personnes, en dehors du cercle familial et lui inculquer le sens du partage pour qu’il ne soit pas l’enfant-roi  et pour faciliter sa socialisation. Pour cela, il faut le laisser par exemple jouer avec les enfants du quartier, l’inscrire dans une association sportive, l’envoyer en colonie de vacances …

Renforcer sa capacité d’adaptation : ne pas obéir à tous ses caprices, lui demander de mettre ou de débarrasser la table, de ranger sa chambre, ainsi il comprendra que l’effort peut être bénéfique puisqu’il engendre l’harmonie au sein du foyer et donc le plaisir.

On peut dire, en résumé,  qu’au sein du foyer l’enfant tisse ses premiers liens affectifs, à l’école il les enrichit et les adapte ; il commence ainsi à préparer la matrice des futurs liens sociaux.