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La santé de la femme : réduisons les inégalités

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La santé de la femme : réduisons les inégalités

Une journée scientifique sous le thème « La santé de la femme, réduisons les inégalités » a été organisée par l’Office National de la famille et de la population  (ONFP) lundi 23 mars 2015 à son siège à Tunis. Cette rencontre était aussi l’occasion de célébrer le 42ème anniversaire de l’ONFP qui dispose aujourd’hui de 24 délégations régionales de santé reproductive, 36 centres de soins de bases, 49 équipes mobiles qui couvrent 350 centres de santé, deux espaces mobiles recouvrant 13 zones prioritaires et 21 espaces « amis des jeunes » (conçus pour encadrer les jeunes et leur fournir des prestations d’information, d’éducation, de prévention  et de sensibilisation) ainsi que de 6 unités  opérant dans le dépistage précoce du cancer du col de l’utérus.

Plusieurs chiffres ont été dévoilés lors de cette rencontre, comme l’indicateur de fertilité chez la femme qui a baissé de 7,2 en 1966 à 2,2 en 2014, l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 51 ans en 1966 à 76,9 ans en 2014 ou encore la couverture contraceptive qui a atteint 62,5% en 2014 contre 9% en 1966.

Ces indices sont certes positifs, mais ceci n’empêche que les défis au cours des prochaines années restent nombreux. Ces défis touchent notamment le taux de mortalité maternelle.

En effet, la Tunisie n’a pas atteint les objectifs millénaires de développement avec un taux de 44,8 pour 100.000 naissances en 2010.  Prés de 7% des besoins en contraception ne sont pas satisfaits. La violence touche 47,6% des femmes. Prés de deux millions de citoyens ne disposent pas d’une couverture sociale dont une majorité composée de femmes rurales.

Pour les maladies non transmissibles, le diabète a touché 13,5% en 1997 contre 12,9% des femmes, l’obésité a affecté 25,9% des femmes contre 7 ,9% des hommes. En 2027, le diabète touchera 28,6% des hommes contre 24,7% des femmes. En 2027, l’obésité affectera 44% des femmes contre 27% des hommes.

En outre, 20% des femmes ayant une dépression souffrent d’une forme chronique. La santé de la femme est le pilier de la santé de la famille et le devenir des enfants et c’est pour cette raison que ces défis doivent être une priorité et ce avec la promotion de la recherche médicale, l’éducation thérapeutique sur les comportements sains, la sensibilisation sur l’importance du dépistage précoce ainsi que  l’adoption de protocoles appropriés dans un environnement protégé, la bonne gouvernance de soins et le développement de la télémédecine et de la couverture universelle des soins de santé.