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La beauté tunisienne couronnée en Suisse

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La beauté tunisienne couronnée en Suisse

Élue ambassadrice de beauté 2013 de la Suisse Romande, c’est une nouvelle vie qui démarre pour Souheila Yakoub, 20 ans et 52 kg pour 1m70, de père tunisien et de mère belge. A Cannes, elle a déjà fait tourner les têtes et a, certes, un avenir artistique radieux devant elle. Rencontrée à Sousse à l’occasion d’une opération de promotion touristique organisée par Air Marin, une société touristique, dans cet entretien elle parle de son titre, de son rituel beauté du matin, de son conseil pour garder la ligne et de son avenir.

par Kamel Bouaouina

Etre Miss Suisse Romande, était-ce un rêve pour vous ? Comment vous sentez-vous?
Heureuse mais je ne réalise toujours pas ce qui m’arrive. Maintenant que j’ai gagné, j’espère vivre une année merveilleuse! L’aventure a démarré en mars 2012, quand ma sœur m’a inscrite au casting du concours pour me remonter le moral alors qu’il était au plus bas. Je n’ai aucun lien avec le monde de la scène et du spectacle, j’étais membre de l’équipe suisse de gymnastique. Maintenant que j’y suis entrée, j’avoue que ça me plaît. Cette année, je me suis découvert une nouvelle vocation ou passion, plus forte que la gymnastique !

Quelle a été la réaction de vos parents ?
Mon père était fier de moi, tout comme ma mère qui m’a soutenue jusqu’au bout. Lorsque j’étais sur scène, je voyais ma famille dans le public et cela m’a donné beaucoup de force, je voulais les rendre fiers et aller le plus loin possible pour eux, ainsi que pour toutes les personnes qui croyaient en moi.

Cela vous a-t-il changée ou changé votre vie ?
Non, je ne le pense pas. Je suis restée très simple et naturelle car gérer sa notoriété et garder les pieds sur terre est une question de caractère. Ceci dit, je suis devenue people en Suisse et je dois me faire à cette nouvelle situation. Mon planning est devenu chargé parce que je suis sollicitée partout. Grâce à cette couronne et à ce titre, j’ai pu établir des contacts, rencontrer beaucoup de gens et promouvoir l’image de la Tunisie en Suisse.

Vous avez, certes, connu des moments difficiles ?
Peut-être la concurrence, durant le concours des Miss mais je n’étais pas animée d’un esprit de compétition. J’ai pris les choses à la légère et finalement la chance m’a souri !

Est-ce que le physique compte beaucoup pour vous ?
C’est un atout mais les belles filles, il y en a beaucoup et l’aspect physique, à lui tout seul, ne suffit pas.

Quelle est, selon vous, votre plus belle qualité ?
La générosité. Je donne beaucoup et je n’attends rien en retour. Je pense souvent aux autres avant de penser à moi.

Votre conseil pour garder la ligne ?
Manger équilibré. Il est inutile de se priver car ça n’aboutit qu’à des frustrations. Il faut juste choisir et faire attention.

Votre plat préféré ?
La brik tunisienne !

Avez-vous un rituel beauté le matin ?
De l’eau sur mon visage et un maquillage léger. Je ne suis pas crèmes.

Quel est votre parfum fétiche ?
Poison de Dior.

Votre tenue préférée ?
Baskets, jean, tee-shirt et casquette

Comment envisagez-vous les prochains jours ?
J’avoue que je n’ai pas encore eu le temps d’y penser mais j’imagine que mon emploi du temps va être très chargé avec beaucoup de sorties, de conférences, de défilés, de séances photos et de voyages.

Souheila Yakoub, une Tunisienne, Miss Suisse Romande
« Grâce à ma couronne, j’ai pu promouvoir l’image de la Tunisie en Suisse »

Avez-vous peur de la médiatisation?
Non pas du tout, il faut savoir la gérer et je pense que cela s’apprend ! C’est à moi de définir les limites de ce que j’ai envie de donner et de montrer !

Etes-vous toujours attachée à la Tunisie ?
C’est mon pays, que je visite souvent du reste. J’apprécie beaucoup ses sites et ses belles plages, et surtout ces moments inoubliables que je passe avec mes oncles, mes cousins, mes voisins au Bardo et à Hammamet.

Un petit mot pour finir ?
Je dirais que la vie est un cadeau, que pour être heureux il suffit d’apprécier ce que l’on a, sans chercher à toujours avoir plus… Il faut croire en ses rêves et se donner les moyens de réussir. Après cette année en beauté, j’envisage une carrière artistique pour laquelle je me suis inscrite à une école de théâtre à Paris.