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Docteur Moncef Guiga

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Docteur Moncef Guiga

“Passé retrouvé”, tel était le thème de l’exposition de tableaux du Dr. Moncef Guigua, chirurgien esthétique, artiste peintre et… golfeur! C’est au Golf de la Soukra, à l’occasion d’un vernissage qui nous fait découvrir une nouvelle facette de cet étonnant personnage au regard acier étrangement doux, que nous l’avons rencontré, entouré de ses nombreux amis, de sa famille et de sa discrète épouse, Tebra.

par Fatma Benmosbah

Grande absente à cette merveilleuse exposition, Mme Chacha Guiga, mère de notre grand médecin artiste. L’équipe de “Livret Santé” lui souhaite un prompt rétablissement.

Livret Santé – Chirurgie esthétique et peinture, quel étrange cocktail !

Moncef Guiga – Le rapport entre la chirurgie esthétique et la peinture ne peut rester que subjectif. Il est vrai que de toutes les spécialités de la médecine, la chirurgie esthétique est incontestablement celle qui se rapproche le plus de la peinture, ayant en commun la recherche de la beauté, de l’harmonie et de la perfection. Mais là où la peinture est improvisation et l’artiste peut s’autoriser à donner libre cours à sa créativité, la chirurgie esthétique est une science où le praticien ne peut se permettre aucune fantaisie. Sa responsabilité personnelle est engagée dans un acte qui nécessite un savoir faire et des gestes précis. Comparer deux médecins est possible. En revanche, chaque peintre n’est jugé que par son œuvre…

Votre exposition avait pour thème «Passé retrouvé», que cherchiez-vous à exprimer ?

Quand j’étais jeune, pour me faire un peu d’argent durant l’été, j’ai exercé le métier de guide touristique.
Depuis cinq ans, je me suis remis à faire du tourisme à l’intérieur de la Tunisie et j’ai revu ces sites. Ils n’ont pas changé, toujours merveilleux mais ils ne me semblent plus les mêmes. Je réalise que c’est mon regard qui a changé. Je les ai découvert à travers les verres de la jeunesse, de la fougue et de l’insouciance.
Aujourd’hui je les vois à travers les verres de la raison, de la sagesse et de la sérénité. C’est un tout autre regard, chargé d’autres émotions, d’autres sentiments et d’autres couleurs. J’ai eu envie de leur apporter un peu de la modernité de l’époque sans les changer, à travers des couleurs telles que le vert, le doré ou le jaune. Ainsi, j’ai utilisé le rouge et le gris pour peindre Sidi Bou Saïd, peut-être parce que le Sidi Bou Saïd bleu et blanc était celui de ma jeunesse, aujourd’hui, paré de nouvelles couleurs, il est celui de ma maturité.

Votre amour de la peinture… un héritage familial ?

Il est vrai que ma mère étant peintre, j’ai vécu une enfance entourée d’artistes. Cela a dû avoir un impact sur mes hobbies. Par ailleurs, compte tenu du stress associé aux exigences de mon métier et de par mon amour pour la beauté, j’ai trouvé dans la peinture, l’espace de liberté et la fenêtre sur la vie qui me permettent d’échapper à la pression. C’est à la fois mon meilleur exutoire et mon meilleur refuge.