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Dr Olivier Courtin : Directeur général de Clarins

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Dr Olivier Courtin : Directeur général de Clarins

Tout a commencé dans la salle de bains familiale où son père alignait des dizaines de mystérieuses petites fioles. Olivier Courtin a toujours été très proche de cet homme, né comme lui un 6 août, et avec qui il tenait d’interminables discussions. Lui aussi travaillait à l’Institut Clarins, lieu de départ de la marque mondialement connue de cosmétique. Son père l’y emmenait assez souvent ainsi qu’aux voyages de formation qui les a menés dans plusieurs pays. De quoi faire naître des vocations, même chez un chirurgien orthopédiste.

par Lilia Oueslati

Interview décontractée du Dr Olivier Courtin autour d’un petit-déjeuner qui nous fait découvrir un homme simple, chaleureux, très proche de la prestigieuse marque qu’il représente, Clarins, et qui se livre sans fards, n’hésitant pas à évoquer sa grande passion pour la beauté des femmes !

Chirurgien orthopédiste de formation, dans quelles circonstances avez-vous décidé de changer de voie ?

Dans l’exercice de ma spécialité, j’ai opéré plusieurs femmes sportives de haut niveau, surtout au genou et à l’épaule. Malheureusement, leur cicatrisation ne fut pas toujours à la hauteur de mes espérances. Les cicatrices n’étant pas esthétiquement belles, vous comprendrez qu’il leur était difficile de porter des bretelles ou des jupes tout en préservant leur féminité. C’est alors que j’ai commencé à étudier le renouvellement cellulaire afin de corriger les cicatrices et à m’intéresser de plus près à la beauté des femmes. A partir de ce moment, j’ai intégré les laboratoires Clarins. A mi-temps au début, pour continuer à opérer, et, par la suite, à temps complet, mon père m’ayant convaincu de rejoindre le groupe afin de mettre à profit mes compétences scientifiques.

La nature, le futur, les enfants… Vous avez tenu à associer ces concepts pourtant éloignés du monde esthétique à votre marque : comment vous y êtes-vous pris ?

Clarins s’est engagé à soutenir plusieurs actions. Par exemple le prix de « La femme dynamisante », décerné chaque année à une femme pour son action en faveur des enfants, cette année à Vanessa Virag et à son association ABC Autisme.

L’action de sponsoring de Clarins du projet Solar impulse pour faire fonctionner un avion seulement grâce à l’énergie solaire. Le 10 juillet, cet avion a effectué 26 heures de vol sans escale. Nous visons le tour du monde. C’est une petite contribution à la protection de la nature en espérant un meilleur futur pour notre planète.

Pourquoi avez-vous décidé de renoncer aux essais sur les animaux : obligation éthique ou conviction personnelle ?

Pour les deux raisons à la fois : nos convictions personnelles nous ont entraîner à cesser les tests sur les animaux et ce, avant même que ce sujet devienne source de polémique. Nous disposons de notre propre laboratoire de culture, plus coûteux que les essais sur les animaux et beaucoup plus long aussi.

Les cultures cellulaires sont très fiables mais insuffisantes. Nous pratiquons des tests sur des peaux vivantes issues de reste d’opération de chirurgie esthétique, ainsi que des tests dermatologiques réalisés par des médecins en milieu hospitalier. Des tests de satisfaction auprès de consommateurs (multi-ethniques et multi-âges) permettent d’évaluer l’efficacité, l’acceptabilité et la tolérance du produit avant le lancement final.

Considérez-vous que vos produits fassent partie des soins indispensables ou d’un apport facultatif
aux soins et au bien-être ?

Sans aucun doute indispensables. Le recours aux esthéticiennes est recommandé par les médecins pour le bien-être de leurs patientes, car cela joue sur leur psychologie et l’amélioration de leur état général. La séduction est très importante chez la femme. C’est un argument important pour qu’elle continue à prendre soin d’elle-même dans une conjoncture difficile.

Nous sommes toutes curieuses d’en savoir plus sur votre produit phare du moment « Capital Lumière ». Qu’a donc de si spécial cet acide aminé ?

C’est un acide aminé greffé sur un complexe végétal. Cet actif est présent dans la crème de nuit
« Capital Lumière » qui favorise la microcirculation (apport de nutriment ou oxygène ou eau). Au réveil, la peau est plus rosée. Il se démarque d’abord grâce aux brevets des plantes pionnières, ces dernières poussent dans un environnement hostile et sont le premier signe de vie dans un espace vierge comme une île à Hawaï ou en Islande (Surtesey) issue d’une éruption volcanique sous-marine. Nos scientifiques parcourent le monde à la recherche de ces plantes qui contribuent à la préservation de la biodiversité. D’autre part, dans cette gamme, la crème de jour contient de la sabline : une plante du Maghreb utilisée en poudre mélangée à l’huile d’olive par les femmes marocaines pour s’éclaircir le teint. Cette crème s’articule autour de la lumière du teint. En effet, 10% de la lumière est réfléchie en surface, c’est l’éclat. Les 90% restants pénètrent dans le derme. Cette luminosité profonde, qu’on appelle le « capital lumière », se réduit dès 50 ans. Comme un miroir qui, au fil du temps, s’altère. Ce teint terne et non unifié est dû à plusieurs facteurs : l’âge, la pollution, le stress, le mode de vie, l’alimentation… « Capital lumière » est un soin d’exception car il lutte contre la perte de fermeté, les rides mais aussi la perte de luminosité (teint terne).

Peut-on espérer voir bientôt du bio chez Clarins?

Je n’aime pas les « sans » mais je préfère les Plus Plus (il arbore son grand sourire de séducteur né). En fait, nous utilisons des plantes issues de cultures biologiques mais nous ne communiquons pas dessus. Je n’aime pas les gros titres et les slogans vides de sens. Nous utilisons aussi des molécules de synthèse mélangées à des actifs végétaux qui, eux, sont bio. Et pour le moment, Clarins continuera à utiliser ces molécules.

« Capital Lumière »

A partir de 40 ans, la capacité de la peau à réfléchir la lumière diminue naturellement. Les deux crèmes « Capital Lumière Jour » et « Capital Lumière Nuit » de Clarins, issues d’une analyse approfondie des propriétés optiques de la peau renforcent cette capacité. Elles s’attaquent à l’ensemble des causes de la perte de la luminosité cutanée : oxydation des protéines, désorganisation du derme, dérèglement de la pigmentation, diminution de la vascularité… Ces deux soins traitent également les rides et la perte de la fermeté d’une façon exceptionnelle et innovante. « Capital Lumière » est la première ligne cosmétique dont les formules associent trois extraits de plantes pionnières, cohléaire officinale, waltheria et sabline, aux propriétés revitalisantes exceptionnelles. A ces ingrédients précieux, s’ajoute le plaisir d’une formule olfactive aux notes tendres et fraîches de freesia, pivoine, jasmin, pour une sensation immédiate et rassurante de bien-être.