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Embolie pulmonaire ça coince sur l’autoroute artérielle…

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Embolie pulmonaire ça coince sur l’autoroute artérielle…

L’embolie est l’obstruction brusque de l’artère pulmonaire ou de l’une de ses branches par un thrombus, le plus souvent il s’agit d’un caillot cryonique. Dans la majorité des cas, c’est une complication d’une maladie thromboembolique et fait suite généralement à une phlébite des membres inférieurs.

par Imen Ben Abdelkader

C’est une complication très fréquente dans la pathologie courante médicale et chirurgicale, et qui touche à presque toutes les spécialités. Elle est très fréquente en Tunisie.

Le Dr Elyes Mohamed Salah Hassine, pneumologue, nous donne plus de détails.

«L’embolie est une particule qui se déplace dans les vaisseaux sanguins, soit dans les veines, soit dans les artères. La plupart des embolies sont des caillots de cellules sanguines. Un caillot de sang s’appelle un thrombus, et un caillot de sang qui se déplace est un thrombo-embolie».

Quand un embole se déplace dans les vaisseaux sanguins, il finit par arriver dans un passage qu’il ne peut pas franchir. Il se loge là et retient tout le sang qui arrive derrière lui. Les cellules qui normalement reçoivent leur approvisionnement de sang par ce passage, sont privées de leur oxygène (ischémie) et meurent. Cette affection est appelée une embolie.

 

La thrombose veineuse profonde

La cause première de la plupart des embolies pulmonaires est la thrombose veineuse profonde (TVP). Il s’agit d’une affection dans laquelle des caillots se développent dans les veines. Des agents naturels du sang dissolvent le plus souvent les petits caillots sans que l’on subisse d’effet de blocage. Cependant, certains caillots sont trop gros pour être dissous et suffisamment gros pour boucher des vaisseaux sanguins majeurs dans les poumons ou dans le cerveau.

«L’embolie pulmonaire est due à une anomalie de la cohabitation sanguine à une atteinte de la paroi vasculaire et une stase veineuse.  Les causes sont multiples, notamment, les déficits de cohabitation, les interventions chirurgicales surtout en orthopédie et en gynécologie, les atteintes neurologiques, les maladies cardio-vasculaires, les maladies systoliques, les affections médicales chroniques et la toxicomanie». 

Une maladie souvent discrète

Les symptômes de l’embolie pulmonaire peuvent être légers ou graves. Certaines personnes ont de nombreux petits emboles détectables seulement par des techniques radiographiques spéciales. Une obstruction grave, cependant, peut entraîner des difficultés respiratoires sérieuses ou la mort.

«Une triade symptomatique consiste dans la douleur thoracique, la dyspnée aigue et l’hémoptysie (expectoration du sang). Mais il existe un large éventail de manifestation clinique allant de la simple gêne respiratoire à type de toux jusqu’au véritable tableau d’embolie pulmonaire grave avec conséquence cardio-vasculaire (état de choc) et respiratoire comme l’insuffisance respiratoire aigue. Les tableaux sont d’autant plus graves que le terrain est propice, comme chez les insuffisantes respiratoires chroniques, les insuffisants cardiaques et les sujets âgés».

 

Que doit faire le médecin?

Il y a des examens de première intention comme «la radiographie du thorax qui peut être même normale sans éliminer le diagnostic. Elle peut montrer un épanchement plural ou des hyper-clartés systématisées. Ainsi, l’électrocardiogramme montre des troubles de la tripolarisation. Devant ces anomalies, chez un patient à risque, le traitement doit être instauré en extrême urgence pour éviter les complications en même temps qu’une exploration performante afin de confirmer le diagnostic et le demander».

Il y a aussi l’examen de confirmation :

-L’enjeu du scanner thoracique. Il s’agit d’un scanner avec opacification des artères pulmonaires.

-La scintigraphie pulmonaire de  ventilation et de perfusion. Les deux explorations permettent de porter le diagnostic dans plus de 90% des cas.

-D’autres explorations sont demandées et il est évident d’asseoir le diagnostic, dont échographie des membres  inférieurs à la recherche d’une flibot thrombose.

-Le dosage des D dimère, dont la positivité importante est très en faveur d’une migration pulmonaire.