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GILLES Jacob Lellouche : Manger de tout un peu et d’un peu assez !

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GILLES Jacob Lellouche : Manger de tout un peu  et d’un peu assez !

L’adresse est bien connue. C’est le restaurant Mamie Lili à La Goulette. Gilles Jacob Lellouche est le restaurateur Cacher le plus célèbre en Tunisie. Mais il est aussi écrivain, plasticien qui aborde la cuisine avec beaucoup de générosité.

par Salem Djelassi

Quels sont vos gestes santé au quotidien

Je suis un régime alimentaire bien sûr! Avec l’âge et les années et tout le stress qu’on a vécu ces dernières années, mon premier geste est de prendre mes médicaments ! Aujourd’hui je souffre du diabète associé à un peu de cholestérol et de tension. Ces médicaments sont inclus dans mon programme matinal à vie. 

Si c’était à refaire qu’auriez-vous fait pour préserver votre santé ? 

Sincèrement j’aurais pas abandonné la marche et j’aurais été un peu plus sportif …
Je regrette de n’avoir pas été sportif mais j’ai développé d’autres talents.

Vous êtes un enfant de La Goulette et ici l’esprit est plutôt épicurien qui pousse un peu au farniente …

J’ai grandi dans une famille de sportifs et mon frère était même champion de volley-ball, il faisait partie de l’équipe nationale tunisienne. La Goulette était une des premières équipes de basket-ball.
C’est vrai qu’on a un côté épicurien car on est attiré par la bonne table et la recherche du plaisir certes.
On est dans une tradition de partage à La Goulette.

Vous êtes aussi passionné de peinture et d’arts plastiques. Cela vous fait quoi de côtoyer les pinceaux ?

Dans la vie j’ai tout articulé autour la communication. J’ai fait des études de communication et de marketing  et ensuite je suis venu vers la peinture et la cuisine qui est l’un des plus beaux métiers de la communication parce qu’on s’adresse à tous les sens. C’est le métier de communication par excellence. Je fais de la peinture et de l’art pour partager des idées et des sensations avec les autres. Lorsque je prépare un plat c’est comme si je suis entrain de peindre un tableau en étalant des couleurs sur une toile blanche.

Comment êtes-vous venu à la cuisine ?

La nécessité fait souvent l’organe comme on dit ! Je me suis toujours intéressé à la cuisine en étant étudiant. Lorsque je suis arrivé à Paris j’avais envie de retrouver les plats et les goûts de mon enfance. J’avais essayé de refaire ces plats en suivant les conseils de ma mère au téléphone. Mes potes de la fac aimaient beaucoup mes plats. C’est un peu par hasard que j’ai fait la rencontre de la restauration et j’ai pris la direction d’un petit restaurant à Paris que j’ai relancé et pour moi c’était une découverte extraordinaire. Je pense que pour être un bon restaurateur  on doit être généreux et altruiste.

Que faites-vous pour garder la ligne ?

Depuis que j’ai découvert mon diabète j’ai dû perdre une dizaine de kilos pour être en forme, et tout simplement en faisant un régime qui n’en est pas un. Car la chose la plus horrible dans un régime est de se sentir frustré. Donc je mange de tout mais en y goûtant ! A mon avis il faut manger un peu  de tout et d’un peu assez. La dixième cuillère que vous allez manger d’un plat aura exactement le même  goût que la première. Donc arrêtez-vous à la première.

Les jeunes sont attirés par la malbouffe qu’en pensez-vous ?

Ce n’est pas leur faute, ils sont peut-être pris le temps la mode ou le stress. C’est peut-être à nous restaurateurs et cuisiniers de leur proposer des choses qui puissent les satisfaire tout en restant dans la tradition.