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Grand Corps Malade : « Je suis un obsédé textuel ! »

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Grand Corps Malade : « Je suis un obsédé textuel ! »

Il est grand, il a une voix de basse chaude et profonde et il fait du slam, cette poésie à mi chemin entre la déclamation et le rap. Le chanteur français Grand Corps Malade est venu dernièrement déclamer son slam à Tunis et à Sousse et, à cette occasion, il a accepté, avec plaisir et avec humour, de nous accorder une interview.

par David Rivory

Est-ce la première fois que vous vous produisez en Tunisie ?

Oui, en effet, je n’étais jamais venu auparavant. C’est pour cela que j’ai accepté l’invitation très vite. La Tunisie, je ne connaissais pas. Je suis donc très content car j’aime découvrir de nouveaux pays. J’ai été très touché et impressionné par l’accueil du public ici. Cela me rend fier même si je suis surpris d’être aussi connu des tunisiens.

Comment décririez-vous le slam?

C’est simple : on prend un pseudo et on va déclamer dans un bar. C’est assez facile car on n’a besoin de rien.
Le slam est par essence gratuit. Mais c’est avant tout beaucoup de travail pour trouver le bon mot, la bonne rime… C’est ce qui fait de moi un véritable « obsédé textuel » !

D’où vient votre nom de scène Grand Corps Malade ?

Dans le milieu du slam, on est supposé prendre un pseudonyme.
J’ai choisi Grand Corps Malade comme un nom d’Indien d’Amérique. C’est en quelque sorte mon totem et cela fait également référence au fait que je marche avec une béquille…

Ce message de tolérance est-il omniprésent dans vos chansons?

Je considère que quel que soit le contexte, l’envie est la même. Pourquoi les différences devraient-elles nous opposer ? Selon moi c’est une chance, au contraire, de pouvoir partager plein de traditions et de cultures. C’est une vraie richesse. Je suis peut être un peu naïf mais je l’assume car nous avons besoin de cette tolérance et de ces échanges.

Quels sont vos trucs pour être en forme pendant les concerts?

Rester concentré pendant près de deux heures constitue un exercice assez physique. Pour autant, je n’ai pas de préparation particulière. J’essaye cependant de ne pas faire de nuit blanche et de me reposer quelques heures pendant la journée avant de monter sur scène.

Surveillez-vous en général votre santé ?

Disons que je fais attention. Par exemple, après une période dense, je prends une cure de vitamine C. Sinon, je ne fume pas, je bois raisonnablement et pour l’alimentation, c’est ma compagne qui s’en occupe ! Et oui, je mange des légumes verts…

Son Actualité

Grand Corps Malade poursuit toute cette année une tournée en France et à l’étranger. Dans le même temps, le slameur va sortir en fin d’année un livre intitulé « Patients » avant de se consacrer à l’écriture de son quatrième album, dans lequel il aimerait composer « un texte sur le mouvement de liberté des pays Arabes en 2011 ».