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Homéopathie traiter l’herpès autrement

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Homéopathie traiter l’herpès autrement

Maladie provoquée par un virus, l’Herpès simplex, l’herpès peut se déclarer au niveau de la bouche (herpès labial ou « bouton de fièvre »), des parties génitales (herpès génital) où il est considéré comme étant une maladie sexuellement transmissible, ou de l’œil (herpès ophtalmique). C’est une infection virale très contagieuse qui se transmet par contact cutané direct ou lors d’une relation sexuelle, pouvant s’étendre à d’autres zones du corps comme l’œil ou le nez.

par Jaouida Ben Aouali

La primo-infection survient généralement dans le jeune âge et peut être asymptomatique ou se manifester par une gingivo-stomatite, puis le germe s’installe dans les ganglions nerveux où il reste en dormance durant des mois, voire des années, pour réapparaître en cas de stress, d’asthénie, d’immunodépression, etc. Qu’il soit préventif ou curatif, le traitement se fait habituellement par des médicaments antiviraux mais quel rôle peut jouer l’homéopathie dans la prise en charge de cette pathologie ? Peut-elle remplacer la médication dite classique ?

Environ 70 % de la population entrent en contact avec l’herpès simplex au moins une fois dans leur vie. Considérée comme bénigne chez les personnes en bonne santé, cette pathologie peut se révéler très sérieuse chez les sujets immunodéprimés, les femmes enceintes et les nouveaux nés. C’est pourquoi il faut faire preuve d’une grande vigilance avec ces derniers et éviter les contacts directs de la peau avec d’autres personnes.

Dessine-moi un virus

Contrairement aux bactéries ou aux parasites, les virus ne sont pas des cellules mais des agents infectieux à structure simple à deux ou trois éléments, selon les virus : un génome (ADN ou ARN), une sorte de boîtier protéique (capside) le protégeant et, éventuellement, une enveloppe. Le virus de l’herpès est, quant à lui, constitué des trois éléments, son génome étant à ADN. C’est une infection virale persistante qui se transmet à travers les échanges mère-enfant, par voie sexuelle ou par greffe. Une fois contracté, le virus herpétique est enclin à se multiplier dans la zone de primo-infection, puis il gagne les ganglions sensitifs les plus proches, le ganglion de Gasser derrière la cavité orbitaire de l’œil pour l’herpès simplex virus 1 ou herpès labial et les ganglions sacrés dans le bas du dos au niveau du sacrum pour l’herpès simplex virus 2 ou herpès génital. Là, il peut rester en latence durant des mois, voire des années, attendant le moment propice, stress, fièvre, règles, soleil, immunodépression, pour regagner, par voie nerveuse, la zone initialement infectée et se manifester.

Les symptômes de l’herpès

Lors d’une poussée d’herpès il se produit tout d’abord une sensation d’existence d’un léger œdème, de picotements, de brûlure et de tension avec démangeaisons à la surface de la peau, suivie, au bout de quelques heures, de la formation de petites vésicules douloureuses disposées en grappes et remplies d’un liquide clair hautement infectieux. Ces vésicules rompent, laissent place à des plaies et se dessèchent, formant des croûtes qui ne laissent aucune cicatrice après guérison, laquelle survient entre huit à quinze jours après les premiers symptômes.

Le traitement de l’herpès

Les médicaments antiviraux sont le plus couramment employés pour traiter un herpès. Ils aident à réduire la gravité et la fréquence des symptômes mais ne peuvent pas guérir l’infection. Il s’agit bien souvent de traitements assez forts et coûteux que l’on ne peut prendre sans examen et sans avis médical. 

Et l’homéo alors ?

Certains médecins préconisent un traitement homéopathique pour soulager ou prévenir l’herpès labial, l’homéopathie pouvant représenter, pour nombre de personnes, une alternative ou un complément de traitement classique. En effet, il existe plusieurs cas où l’homéopathie donne de bons résultats sur le virus de l’herpès et ce, sur le long terme. 

Mise au point par le docteur Samuel Hahnemann au XIXème siècle, l’homéopathie est basée sur l’utilisation de minuscules quantités de remèdes qui, en doses importantes, produisent des effets similaires à ceux de la maladie à traiter.

La forme la plus connue de l’homéopathie aujourd’hui est la présentation sous forme de granules que l’on absorbe pour soigner une pathologie.

De nombreux patients ayant essayé d’autres traitements sans résultat découvrent avec l’homéopathie des solutions à leur problème.

Contre l’herpès, c’est l’homéo qu’il me faut

D’origine naturelle, l’homéopathie n’est pas toxique et ne produit pas d’effets secondaires. C’est une thérapeutique efficace, à la fois curative et préventive, une façon de soigner à la fois douce, rapide, sûre et permanente, puisque, ni envahissante ni agressive, elle n’affecte pas d’autres organes vitaux du corps. Ainsi, contre les crises récurrentes d’herpès, c’est la méthode préventive par excellence par son action sur la constitution et les terrains prédisposant à la maladie. Bébés, enfants, adultes et personnes âgées, l’homéopathie peut être utilisée à tous les âges du développement de l’être humain et en toute sécurité chez les femmes pendant la grossesse, prévenant toute contamination du nouveau né lors de l’accouchement, et durant l’allaitement. 

L’homéo en période de poussée

Afin de bien traiter la poussée d’herpès, qu’elle soit labiale ou génitale, il est judicieux de combiner l’utilisation d’une dose d’attaque de Vaccinotoxinum 9 CH avec des remèdes tels que Apis 15 CH, Rhustoxicodendron 15 CH, Mezereum 9 CH, Cantharis 15 CH ou Borax 9 CH à raison de cinq granules toutes les deux heures. En cas de prurit important, il convient plutôt de prendre du Croton tiglium 9 CH, en ayant soin de respecter la même posologie. En cas de névralgie accompagnant un herpès génital, il est possible de prendre cinq granules d’Hypericum perforatum 15 CH toutes les deux heures.

L’homéo en traitement de fond

Pour lutter contre l’herpès récidivant, un traitement de fond est toujours indiqué. En plus de Vaccinotoxinum 9 CH, qui sera pris à raison d’une dose tous les 15 jours, d’autres médicaments homéopathiques seront indiqués en fonction du terrain de la personne à raison d’une dose par semaine. Il s’agit de Natrum muriaticum 15 CH, Sepia 15 CH, Sulfur iodatum 15 CH ou Lycopodium 15 CH. Enfin, si la crise survient souvent à la suite d’une contrariété, il conviendra de prendre une dose de Staphysagria 15 CH  une fois par semaine.

L’homéo encore et toujours

D’autres remèdes homéopathiques peuvent être proposés selon la nature et la manifestation de l’herpès. Ainsi, Psorinum est employé dans la lutte contre l’herpès qui tend à réapparaître chaque saison hivernale. Dulcamara est indiqué pour les herpès qui apparaissent à la suite d’une exposition à un froid humide, alors que Kreosotum et Petroleum  sont utilisés contre les affections vulvaires.

Mais consulter est plus avisé

A un certain stade de la pathologie, notamment lorsque les lésions cutanées sont récurrentes et surviennent plusieurs fois dans l’année, il est préférable de faire une visite chez le médecin. Il en va de même pour une femme enceinte qui constate l’apparition d’une poussée d’herpès sur son corps, celle-ci étant tenue d’en informer son médecin traitant pour prévenir la transmission du virus au nouveau né. 

Il faut, en outre, savoir que les patients atteints d’herpès génital sont particulièrement exposés aux maladies sexuellement transmissibles comme le sida. Il leur est donc fortement conseillé d’effectuer un dépistage d’IST (infections sexuellement transmissibles) dès les premiers signes de l’herpès afin que le médecin puisse prescrire le traitement adéquat .