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Jamais sans ma mère

Publié le
Jamais sans ma mère
par Héla Msellati

Fête des mères : hommage international aux mamans

Chaque printemps est couronné par une fête désormais incontournable et cette année c’est le dimanche 29 mai que le monde entier célèbre les mamans.
Cet hommage, amplement mérité, est destiné à les remercier d’abord de nous avoir donné la vie, parfois au risque de la leur, de nous avoir consacré leur temps, leurs soins, leur protection et tout l’amour possible pour faire de nous ce que nous sommes. Internationale, cette fête semble pourtant aussi vieille que le monde. Et si Américains et Français s’en disputent l’origine, elle remonterait à l’Antiquité gréco-romaine au cours de laquelle, à chaque printemps, saison de la fertilité, une cérémonie solennelle honorait Rhéa et Cybèle, divinités mères des Dieux. Des coutumes qui ont vite fait de s’assimiler aux pratiques du catholicisme.

La version moderne de cet hommage serait née Outre-Atlantique, le second dimanche de 1907, à la demande d’une Américaine ayant perdu sa maman à cette période. En Europe, c’est en France que l’idée germa sous le bicorne de Napoléon, au printemps en 1806 mais ce n’est que le 20 avril 1926 que la première « journée des mères » eut lieu. Elle ne connaîtra de véritable succès qu’en 1941, date à laquelle le Maréchal Pétain l’institue définitivement pour repeupler la France en encourageant la natalité. L’idée de l’empereur d’honorer les mères de familles nombreuses fut ainsi développée par le maréchal.

Depuis, la fête est internationale et quelque 130 pays la célèbrent. Le deuxième dimanche de mai en Belgique, au Canada ou en Allemagne où les mamans « chôment » durant leur journée, à la mi-mars en Angleterre, en Espagne le premier dimanche de mai durant lequel mères et grands-mères, dispensées de fourneaux, se voient offrir des fleurs dans les restaurants où elles se rendent. L’Egypte sera le premier pays arabe à consacrer un jour aux mères, pour la première fois le 21 mars 1956, avec la bénédiction de Jamel Abdenasser. La date choisie correspondait aussi, par un curieux hasard, au nouvel an des chrétiens coptes et à la fête de Naïrouz des Iraniens et des Kurdes. Selon certains, les origines de cette fête remonteraient à 7.000 ans, et l’attribueraient à l’Egypte des pharaons, les Egyptiens d’alors célébraient leurs mères en reconnaissant leur valeur et celle de l’amour maternel.

D’autres pays suivront l’Egypte, comme l’Irak, le Qatar ou le Liban pour qui l’équinoxe de printemps du 21 mars est aussi et surtout la fête des mamans. Les Émirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite, où le statut de la femme est celui d’être mère avant toute chose, rendent aussi hommage aux mamans. Les musulmans, dans l’absolu, restent sceptiques quant à cette fête importée et intégrée avec beaucoup de réserve. Certains approuvent tout de même les valeurs qu’elle véhicule eu égard à la place prépondérante dont bénéficie la mère dans l’islam. Lui consacrer donc un jour dans le calendrier ne serait pas vraiment un sacrilège. D’ailleurs, selon un site officiel de fatwas sis en Egypte, cette fête n’est pas contraire à la charia islamique.

« Bonne fête maman chérie qui m’a donné tant de bonheur », « Moi, ta fille, ton enfant, Laisse-moi te dire simplement : Je t’aime, Maman ! ». Les premiers et les plus beaux cadeaux restent les récitations apprises, tout petits, pour l’occasion et dont les paroles restent inéluctablement gravés dans les têtes, même blanchies. Car, poètes et chansonniers artistes de toutes générations se sont, depuis toujours, surpassés pour chanter celle qui, justement pour chaque individu, à l’instar de celle de Luis Mariano est « la plus belle du monde ». Aussi belle que celle de Maurice Carême qui écrivait : « Tu es belle, ma mère, Comme un pain de froment ».

Aujourd’hui, la toile diffuse de tendres définitions, plus actuelles car reflétant le quotidien des super-mamans d’aujourd’hui. « Maman : n.f. 1. Femme qui accomplit bénévolement un ensemble de tâches qui devraient être accomplies par une vingtaine de personnes.»

« Si, maman, si ». La plus belle maman du monde, c’est toi, certes. « Mais quand je serai grand, je veux être un homme comme maman ».