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Les maladies font (aussi) leur rentrée

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Les maladies font (aussi) leur rentrée

Avec l’automne débarquent les premières pathologies virales, bénignes pour l’essentiel. Cette recrudescence à la rentrée est principalement due à la concentration des populations dans les grandes villes, les transports en communs, la réouverture des crèches, écoles et autres établissements.

Les germes de plusieurs maladies sont souvent déjà présents dans notre organisme, dans la bouche par exemple. Ils vivent en équilibre avec notre système immunitaire. Quand on dit : « J’ai pris froid », ou qu’on est fatigué par exemple, cela peut signifier que le germe a profité d’un état de faiblesse du système immunitaire, dû au froid ou à la fatigue, pour se développer.

Avec les fréquents changements de météo, on voit réapparaître des infections virales, qui sont souvent des rhumes ou la grippe. C’est vient du fait que quand il fait froid, l’organisme s’adapte au froid et quand il fait chaud, on se découvre, on s’habille plus léger et donc on contracte plus facilement une angine, par exemple parce qu’on empêche le système immunitaire de réagir rapidement.

 Grippe, gastro et rhino

L’air devient de plus en plus sec au fur et à mesure que le temps se refroidit, ce qui fragilise les muqueuses nasales qui sont plus sensibles aux infections. Ces maladies sont généralement provoquées par des virus qui, contrairement aux bactéries (10 fois plus grosses qu’un virus) sont incapables de se reproduire par eux-mêmes ; ils ont besoin d’infecter une cellule hôte pour se multiplier.

Les trois maladies les plus répandues sont : la grippe, la gastro-entérite et la rhinopharyngite.

La gastro-entérite est un ensemble de symptômes digestifs (diarrhée, vomissements, nausées, spasmes intestinaux et parfois de la fièvre) pouvant être causée par toutes sortes de germes comme les salmonelles ou les colibacilles et parfois des virus comme le Rotavirus qui se transmet par voie oral-fécale. Il est très résistant au pH acide et aux enzymes digestives présentes dans l’estomac et il accède donc facilement aux intestins où il infecte alors les cellules des muqueuses intestinales. Ce sont les enterocites, des cellules épithéliales qui permettent l’absorption des nutriments, d’où la nécessité d’une propreté irréprochable, surtout aux toilettes.

Une autre maladie, moins grave mais tout aussi populaire, la rhinopharyngite, plus connue sous le nom de rhume. C’est une maladie infectieuse qui peut être causée par différents virus comme certains myxovirus dont celui de la grippe, mais les principaux virus responsables sont les rhinovirus. Elle se transmet par la salive ou les secrétions nasales et une fois inhalée, elle infecte les muqueuses des voies respiratoires supérieures.

 Attention à ne pas prendre froid !

Quand il y a des variations de température très rapides, il est très difficile de s’en prémunir. L’idée est de rester attentif à ne pas prendre froid. Si on s’expose brutalement à des températures plus froides, on risque de contracter une angine, par exemple. Il ne faut pas se découvrir trop vite, et éviter de sortir de la piscine sans se sécher après parce qu’il fait beau alors qu’un vent frais souffle et peut ainsi provoquer la maladie.

Bien au contraire, il faut avoir une hygiène de vie régulière, et adopter des changements progressifs dans son comportement ou dans ses tenues. Pour cela, la solution principale, c’est d’anticiper les variations dans le climat et les températures.

Pathologies, certes classiques pour la saison, ces petits bobos ne sont, par contre, pas du tout à prendre à la légère. Il faut, avant tout, se mettre en arrêt maladie pour ne pas risquer de contaminer son entourage, puis éviter le tabac qui est un facteur d’aggravation de ces pathologies. Pour le reste, il faut manger sainement et se soigner au naturel, autant que faire se peut, puisque les antibiotiques n’y pourront rien (ces derniers ne sont efficaces que contre les infections dues à des bactéries).

Mais, médicaments ou médecine douce, l’important est surtout de se soigner afin d’éviter les pathologies chroniques.