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Mal de dos quelles origines ?

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Mal de dos quelles origines ?

Jeunes ou vieux, nombreux sont ceux qui se plaignent de douleurs au dos. Faut-il s’en inquiéter ou simplement mettre cela sur le compte de la fatigue ou d’une mauvaise posture ? Les causes de ce problème sont, en fait, multiples. Petit tour d’horizon d’un mal qui n’est, souvent, pas pris au sérieux et qui devrait pourtant faire l’objet d’une grande vigilance.

Le mal de dos peut être causé par de nombreux facteurs. Il peut être lié à la colonne vertébrale ou être musculaire. Parmi les pathologies du dos les plus fréquentes, on trouve la scoliose et la hernie discale. Une fois le mal repéré, médication et chirurgie permettent de traiter les causes et les symptômes.
Lumière sur un problème fréquent mais pas pris sérieusement en compte.

Petite leçon d’anatomie

Une colonne vertébrale, ou rachis, ce sont d’abord de petits os reliés entre eux, les vertèbres. Au total, chez l’adulte, la colonne vertébrale dans son ensemble mesure en moyenne 70 cm. La colonne vertébrale est aussi le point d’attachement de très nombreux muscles, qui lui permettent de maintenir notre posture et de nous mouvoir.

C’est donc cet ensemble très complexe, sollicité chaque jour au moindre de nos mouvements qui, malmené, peut engendrer des douleurs chroniques et profondes.

Mal de dos, mal d’ado : la scoliose

La scoliose peut apparaître n’importe quand pendant la croissance de l’enfant. Elle se déclenche plus fréquemment à l’adolescence, probablement à cause de la croissance rapide à cette période.

Les symptômes de la scoliose 

Les symptômes sont fonction de la gravité de la déformation. En outre, ils varient d’une personne à l’autre et l’état physique général joue également un rôle important. Mais d’une manière générale, les scolioses légères sont très difficiles à repérer. Elles sont le plus souvent indolores et peuvent provoquer un léger déséquilibre dans la posture : une épaule ou une hanche plus haute que l’autre, mais pas nécessairement de façon très prononcée. Le reste du squelette peut se déformer légèrement, notamment la cage thoracique.

En l’absence de soins appropriés, la scoliose peut s’aggraver : la courbure risque de s’intensifier et, cette fois, de provoquer des symptômes plus ou moins graves. Notamment des douleurs diverses au niveau du dos, fatigue, faiblesse ou engourdissement dans un membre.

Les traitements de la scoliose

L’opération de la scoliose est réservée aux courbures sévères. Pour les autres, il est souvent conseillé de pratiquer un sport afin de développer la musculature, ou d’effectuer des séances chez un kinésithérapeute pour corriger les mauvaises postures.

Nous vieillissons, nos articulations aussi

Parmi les pathologies osseuses, on compte l’arthrose et l’ostéoporose. Toutes deux sont des maladies liées au vieillissement des articulations.

L’arthrose dorsale est indolore dans la majorité des cas. Elle peut toutefois se faire sentir, notamment si elle se situe au niveau des cervicales ou des lombaires. Dans le premier cas, elle va, outre les douleurs (maux de tête notamment), provoquer une raideur de la nuque, avec difficulté à tourner la tête. Lorsqu’elle se situe au niveau lombaire, elle peut évoluer en crises douloureuses aiguës.

Au fil des années, les vertèbres deviennent moins mobiles. Parfois, le disque intervertébral disparaît complètement et les vertèbres se soudent entre elles.

Autre complication possible : l’articulation étant usée, un nerf peut se retrouver plus facilement pincé, provoquant de fortes douleurs. Il faut réagir vite, sinon il risque de se retrouver lésé.

L’ostéoporose

Elle apparaît généralement silencieusement, le plus souvent chez les femmes, après la ménopause. Leurs os ne sont plus protégés par les hormones  et ils vont perdre en densité. Les os sont composés de deux types de cellules : les ostéoblastes et les ostéoclastes. Pour une parfaite santé, il faut qu’il y ait un équilibre entre les deux. Dans le cas de l’ostéoporose, les ostéoclastes, responsables de la résorption osseuse, prennent le pas sur les ostéoblastes. L’os va se «résorber» petit à petit. C’est ainsi que beaucoup de gens «rapetissent» en vieillissant. Cette maladie est souvent indolore mais les os, fragilisés, peuvent se casser plus facilement.

La sciatique

Elle peut avoir diverses origines. Le plus souvent, notamment chez les sujets jeunes (moins de 45 ans), elle est due à une hernie discale. L’arthrose lombaire peut également constituer une cause de sciatique. Celle-ci fait peur alors que dans la majorité des cas, elle se résorbe en quelques semaines, sans qu’on ait besoin de passer entre les mains du chirurgien. Cela ne signifie surtout pas qu’il ne faut pas se soigner, mais un simple traitement symptomatique doit suffire à soulager pendant que les choses se résorbent d’elles-mêmes.

La hernie discale

Les causes de la hernie discale sont plurielles : elle peut être provoquée par un choc ou une violente torsion. Le surpoids et la grossesse constituent également des facteurs de risque. Il semble que l’hérédité ait également un rôle à jouer. Le vieillissement, tout simplement, entraîne une usure des disques intervertébraux, qui peuvent donc se fissurer plus rapidement et laisser s’échapper le liquide qui se trouve à l’intérieur. La hernie discale, comme la sciatique, peut tout à fait guérir spontanément en quelques semaines. Généralement des antidouleurs plus ou moins puissants suffisent à faire disparaître les symptômes en attendant que la sciatique se dissipe d’elle-même.

La hernie cervicale

Dans beaucoup de cas, la hernie cervicale peut passer complètement inaperçue. Dans d’autres, elle se manifeste par un ensemble de symptômes diffus : raideur de la nuque, douleurs au niveau du cou et des épaules, fourmillements dans les bras. Parfois, si le disque appuie sur la moelle épinière en plus de comprimer les nerfs, la hernie peut provoquer une faiblesse musculaire dans les membres, donnant l’étrange impression que les jambes et les bras ne répondent plus parfaitement aux ordres du cerveau et qu’ils sont un peu raides.

Quand le mal de dos vient des muscles

Toutes les pathologies citées plus haut sont susceptibles de créer, en plus de la douleur primaire, d’importantes douleurs musculaires secondaires.

En outre, sous l’effet de la douleur provoquée par une cause précise, les muscles vont avoir instinctivement tendance à se contracter. À la longue, cela devient donc douloureux, d’autant que cette pression est difficile à relâcher. Il existe également des douleurs intrinsèquement musculaires, comme la lombalgie et le torticolis.

La lombalgie

ien dans l’organisme n’est endommagé, seuls les muscles sont endoloris et de simples myorelaxants permettent de soulager le malade en quelques jours dans le cas d’un lumbago.

Le torticolis

C’est l’équivalent du lumbago mais au niveau des cervicales. Il est provoqué par la contracture d’un muscle du cou, particulièrement puissant.