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Rafik Tlatli « Je ne mange pas sur mon lieu de travail »

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Rafik Tlatli « Je ne mange pas sur mon lieu de travail »

Rafik Tlatli organisait au mois d’août 2015 la deuxième édition du « Barbecue Festival » (du 24 au 30 août) à Nabeul. Au milieu des fans de la grillade, il nous a parlé de son métier, de sa passion de donner du plaisir à nos papilles et nous a révélé quelques secrets qui lui permettent de garder la forme.

par Carole Petithomme

Quels sont vos gestes de santé pour rester en forme. En tant que chef de cuisine, la tentation est grande, comment faites-vous pour résister ?

Effectivement, la tentation est très grande. Tout au long de la journée, je vois un tas de choses qui n’attendent que d’être mangées. Avec les années, j’ai acquis de l’endurance, j’ai donc appris à résister et je ne mange pas sur mon lieu de travail sinon vous imaginez facilement la catastrophe.

On associe souvent la cuisine à base de produits bio à la cuisine saine, qu’en-est-il ?

Manger bio, c’est manger sain, c’est vrai. Mais cela ne reste pas simple de trouver un restaurant qui vous sert des aliments bio au vrai sens du terme car cela implique une traçabilité des produits.
Pour ma part, je pense que l’on peut très bien manger sain de bons produits pas nécessairement bio. Il suffit d’être attentif lorsqu’on fait son marché et de faire appel à son bon sens.

Le métier de chef est exaltant, vous le vivez en tant que tel. Cela demande certainement beaucoup de résistance ?

Oui, effectivement, pour faire ce métier, il faut une très bonne condition physique car il faut être constamment debout, dans un environnement bruyant et stressant lorsque c’est l’heure notamment du coup de feu et qu’il ne faut pas se tromper pour envoyer les plats en salle.
Il faut également une forte résistance mentale car un des rôles du chef est également de diriger sa brigade qui comprend les cuisiniers, pâtissiers, sauciers, commis etc… afin que chacun sache quoi faire et quand le faire. C’est être comme un chef d’orchestre lors d’un concert, si personne ne suit les instructions du chef, il y a des fausses notes. Et lorsqu’on pratique les métiers de bouche, on ne peut pas se le permettre.

Quel est votre secret pour rester en forme ?

Un des mes secrets est le repos. En effet celui-ci est réparateur. A plus forte raison quand on a des horaires décalés comme c’est le cas des personnes qui travaillent dans ce domaine. J’évite également de manger la nuit car la nuit on grossit, vous connaissez le dicton « Qui dort, dîne ». Je ne bois également jamais d’alcool mais je pense que c’est une attitude qui doit être commune à tout le monde car c’est pour préserver sa santé tout simplement. Ma petite astuce qui me met en forme de façon extraordinaire est de prendre un verre de thé ou je mets du jus de citron et du miel et je le bois à jeun.

Clairement, non. Quand je vois des jeunes aller manger dehors dans des petits gargotes ou des petits restaurants et mélanger mayonnaise, ketchup, y compris dans un sandwich qui rend obèse. On mange le « makloub » et je ne sais quoi. Les menus sont ne sont pas variés, ni équilibrés sans prendre de temps de se poser et manger tranquillement. Sur le moment, c’est sûr, ils sont calés mais avec des effets catastrophiques sur leur santé à court, moyen et long terme. Je suis malheureux lorsque je vois ces jeunes générations obèses et malades de plus en plus tôt.

Quelles sont vos dernières actualités pour la rentrée?

Inchallah, au mois de septembre, avec l’association ATPAC, l’Association tunisienne des professionnels de l’art culinaire dont je suis le président, nous allons participer au grand concours qui se fait depuis plusieurs années « le Couscous Fest », c’est la fête du couscous en Sicile et pas en Tunisie. Ce concours se déroule du 18 au 27 septembre à San Vito Lo Capo. Nous allons y participer et plusieurs pays participeront tels que les Etats-Unis, la Libye, La Côte d’Ivoire, le Sénégal, l’Italie, la France, la Palestine et Israël.