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«la santé est le bien le plus précieux»

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«la santé est le bien le plus précieux»

Je l’imaginais tout à fait différemment, sophistiquée, distante. Awatef Dali est à l’opposé, décontractée, chaleureuse, toute en simplicité. Elle est arrivée avec un sourire qui ne l’a pas quitté durant toute l’interview.

par Sonia Bahi

J’ai découvert une personne profondément humaine pour qui le journalisme est une mission sacrée avec un objectif précis : aider les autres. Une interview avec la star du petit écran Awatef Dali s’est transformée en une magnifique rencontre humaine qui a duré presque trois heures.

Vous animez depuis onze ans une émission de santé sur la télévision nationale : « cabinet médical », qu’est ce qui a été à l’origine de ce choix ?

La santé, c’est ce qu’on a de plus précieux. L’argent et le pouvoir ne veulent rien dire si on est malade. Il faut en prendre soin. Il arrive souvent que les gens négligent des symptômes, or quelle que soit la maladie, le facteur temps est toujours primordial. Dans mon émission, je traite à chaque fois d’une maladie différente avec des spécialistes qui détaillent précisément les symptômes qui doivent alerter.

Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, est-ce le cas pour vous concernant la santé ?

Non. Je mène une vie très saine, je ne fume pas et je ne bois pas. J’essaie d’avoir une activité sportive en permanence malgré un horaire chargé. J’ai la chance d’avoir mon corps comme allié. Il sait exactement ce qui lui faut et la quantité qu’il lui faut. Je suis à l’écoute de ses besoins. Si j’ai des envies de sucré, c’est que mon corps a besoin de sucre. Je n’aime naturellement pas tout ce qui est friture, donc c’est vraiment simple pour moi.

Vous voulez dire que vous n’avez même pas besoin de surveiller votre ligne ?

Je sais que la plupart des femmes vont me détester mais effectivement, je ne fais aucun effort pour garder la ligne. En fait, c’est très simple. Il faut abandonner toute idée de régime. Personne ne peut être au régime indéfiniment et la plupart des régimes sont déséquilibrants et nuisent à la santé.
Je mange de tout, ce qui implique également des fruits et des légumes. Il ne faut pas croire que pour être mince, il faut se contenter d’une feuille de laitue pour déjeuner. La diversité est la clé d’une alimentation réussie, il n’y a pas d’aliments à diaboliser. Il faut manger de tout, en quantité raisonnable. Résister aux envies crée des frustrations qui nous feront forcément craquer à un moment ou à un autre.

Comment gérez-vous le stress, dans votre métier, cela ne doit pas être toujours facile?

Contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre, je ne bois pas de café pour me booster. Je suis une inconditionnelle du thé. Je peux passer une heure à choisir parmi les différentes saveurs sur les étalages. M’installer avec une tasse de thé fumante et un bon livre au creux d’un fauteuil est le meilleur anti-stress que je connaisse. Je dois aussi admettre que je ne suis pas d’un naturel stressé malgré les contraintes de mon métier.

Quel autre métier auriez-vous choisi si vous n’aviez pas été journaliste ?

Le métier, je ne sais pas exactement. Je ne me vois pas faire autre chose mais j’aurais certainement fait partie d’une organisation humanitaire.
Je suis déjà partie avec des ONG et ce qu’elles font est tout simplement incroyable. La plus belle récompense est le sourire qu’on voit sur le visage des enfants après notre passage. Mais si c’était à refaire, je referais le même parcours et je serais à nouveau journaliste. C’est une passion pour moi et une mission également. Faire parvenir l’information est une mission sacrée et le faire dans le domaine médical peut être vital. C’est mon rôle et ma responsabilité de faire passer le message et je prends cela très à cœur.

Vous n’avez pas l’impression d’en avoir fait le tour après onze années d’émissions hebdomadaires médicales ?

Absolument pas. La médecine avance à grands pas. Il y a toujours des progrès, des percées, des avancées. Un même sujet n’est jamais retraité de la même manière même s’il reste d’actualité. Le diabète par exemple, est un thème récurrent dans mon émission mais les questions changent et les réponses aussi au fil des années. Les maladies ne sont pas statiques, heureusement.
L’évolution médicale est constante. Si j’avais l’impression de servir du réchauffé, j’arrêterais immédiatement l’émission. La santé est un océan immense, on n’en fera jamais le tour.

Son actualité

« Continuer à faire ce que je fais. J’adore cette émission. C’est comme un bébé qu’on aurait vu grandir petit à petit. Elle change, évolue au fil des années. Mon investissement m’est rendu au centuple à travers le courrier que je reçois ou les gens qui m’arrêtent dans la rue pour me remercier d’avoir parlé de tel ou tel sujet. C’est une grande histoire d’amour entre le public de l’émission et moi et j’espère qu’elle durera encore très longtemps. »