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Spécial Tous contre le cancer du sein

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Spécial Tous contre le cancer du sein

Ce mois d’octobre est dédié, partout dans le monde, à la lutte contre le cancer du sein. A cet égard, nous distinguerons cette initiative du projet de coopération tuniso-italienne, qui met en place une campagne d’information et de sensibilisation dans les gouvernorats ciblés par le projet «soutien au programme national de lutte contre le cancer – diagnostique précoce du cancer du sein» pour inciter les femmes à effectuer un examen clinique du sein une fois par an.

par David Rivory

Comme déjà en 2009 et en 2010, le projet de coopération tuniso-italienne met l’accent sur des journées «portes ouvertes» afin d’aider les professionnels de la santé à effectuer un examen clinique du sein de qualité.
Mais ce mois d’octobre, nommé «Mois pour la sensibilisation sur le cancer du sein», est également destiné au grand public pour promouvoir auprès des femmes l’information et le diagnostic précoce du cancer du sein.
Cette action, qui nécessite une coordination entre les associations et les professionnels de la santé, s’adresse surtout aux femmes des gouvernorats les plus démunis de la Tunisie, soit pour cette année les régions de Jendouba, Le Kef, Siliana, Kasserine, Gafsa, Sidi Bouzid, Tozeur, Kébili et Gabès.
Des dépliants et des brochures seront distribués, des affiches et des banderoles seront affichées dans toutes les structures de santé et les lieux publics. Un «Point d’Information sur le Cancer» sera organisé dans les hôpitaux régionaux et de circonscription durant tout le mois d’octobre dans lequel les femmes pourront dialoguer avec le personnel médical et être amenées à considérer l’examen clinique du sein comme partie intégrante de l’examen médical en général. Quatre actions seront privilégiées. Outre la mobilisation de tous les acteurs (institutions, organisations et associations) qui, de quelque manière, sont impliqués dans la santé de la femme au niveau des régions ciblées, une action spécifique à destination du personnel de santé sera effectuée. Ce personnel de santé féminin doit donner l’exemple en étant le premier à se faire examiner, et ce avant le 30 octobre. De même, sur les lieux de travail dont la main d’œuvre est constituée essentiellement de femmes, des interventions pour promouvoir l’examen clinique seront programmées. En effet, un bon examen clinique permet d’éviter des examens complémentaires inutiles : ceux-ci sont cependant indispensables dans pratiquement toutes les situations. Enfin, il s’agira d’examiner toutes les femmes désavantagées «handicapées» de la région. Le programme prévoit également une conférence grand public avec la participation de spécialistes en oncologie, de psychologues et de femmes atteintes d’un cancer du sein qui témoigneront.
En conclusion, on notera que malgré les aléas de la révolution, «la coopération italienne continue de soutenir la Tunisie, surtout durant cette période de transition, explique le Dr Andrea Cadelano, expert en santé publique et assistant technique principal de la coopération italienne auprès du Ministère de la santé publique, nous allons l’accompagner dans tous les domaines, notamment en matière de santé, surtout dans les régions de l’intérieur». Et le médecin de préciser que «l’assistance technique existait déjà avant la révolution et elle va se poursuivre. Notre programme prévoit d’ores et déjà de s’élargir à de nouveaux gouvernorats dont ceux de Tataouine et de Mednine en 2012».

L’ONFP aussi
L’Office National de la Famille et de la Population (ONFP) a organisé, le 27 septembre dernier, une rencontre de sensibilisation à l’intention du personnel des centres de santé de base du gouvernorat de l’Ariana, qui ont participé à la réalisation de l’étude intitulée «Détection précoce du cancer du sein par examen clinique». Cette étude a ciblé des femmes âgées entre 35 et 65 ans et ayant consulté dans les structures de première ligne du gouvernorat de l’Ariana. Les résultats montrent que parmi 2734 femmes sensibilisées à l’examen clinique des seins (ECS), seulement 2728 ECS ont été réalisés, avec un taux d’ECS positifs de l’ordre de 16,4% et 28,4% de faux positifs. En conclusion, les participants à cette étude ont indiqué que la lutte contre le cancer du sein ne peut aboutir sans l’implication et la volonté de toute la société. L’ECS doit faire partie intégrante de l’examen clinique quel que soit le motif de consultation. De même, l’implication, la motivation de tout le personnel et la sensibilisation des femmes sont indispensables.