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AVC Le rôle des proches est… vital

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AVC Le rôle des proches est… vital

Lorsqu’une défaillance de la circulation du sang affecte soudainement une région plus ou moins importante du cerveau pouvant provoquer notamment la mort des cellules nerveuses, on parle d’une attaque cérébrale. L’AVC (accident vasculaire cérébral) touche toutes les tranches d’âge et la moitié des personnes atteintes en gardent des séquelles.

par Bel Hassen Rekik

Cette année (2012), les campagnes de lutte contre l’AVC sont axées sur le rôle primordial des proches. Une action dans les deux heures qui suivent un AVC peut sauver le patient. Apprenons à en reconnaître les signes.

Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral (AVC) ?

En Tunisie, l’accident vasculaire cérébral (AVC) représente la troisième cause de mortalité après le cancer et l’infarctus. C’est un problème majeur de santé publique. Il est communément appelé « attaque » ou «congestion cérébrale » (jalta) et causé par une perturbation soudaine de l’irrigation d’une partie du cerveau. Il peut s’agir soit d’une artère bouchée par un caillot de sang, ce qui bloque la circulation sanguine, provoquant ce qu’on appelle un infarctus cérébral ou un accident ischémique cérébral (80 % des AVC) ; soit de la rupture d’une artère, déclenchant une hémorragie intracérébrale (15 % des AVC), soit encore de la détérioration d’une malformation vasculaire congénitale, entraînant une hémorragie méningée (5 % des AVC).

Qu’est-ce qu’un facteur de risque ?

La probabilité d’être atteint d’une attaque vasculaire varie selon l’existence de certains paramètres, que l’on appelle les « facteurs de risque ». Certains ne sont pas modifiables comme l’âge, le sexe, les antécédents familiaux ou personnels. Sur d’autres, on peut agir à l’échelle d’un individu ou d’une population. Ils sont liés au style de vie (type d’alimentation, tabagisme, alcoolisme, sédentarité…), à d’autres paramètres physiologiques tels que la pression artérielle, le taux de graisses dans le sang (cholestérol), l’obésité… mais également à l’environnement. Les facteurs de risque d’un AVC sont souvent communs à toutes les maladies vasculaires qui peuvent toucher le cœur, les membres inférieurs, les reins et d’autres organes, au même titre que le cerveau.

Est-il urgent de consulter lorsque surviennent des symptômes évocateurs d’AVC ?

Oui, c’est une urgence et chaque minute compte car c’est durant les premières minutes et heures que la taille de l’infarctus ou de l’hémorragie augmente ; il faut tout mettre en œuvre pour limiter cette extension des lésions. Si les symptômes régressent spontanément en quelques minutes, il faut également agir rapidement pour comprendre la cause de l’accident, la traiter et éviter un autre accident vasculaire qui pourrait, lui, ne pas régresser et laisser des séquelles : une rechute est toujours grave !

En quoi consiste le traitement des AVC à la phase aiguë ?

Après diagnostic, le traitement cherche à éviter toute aggravation du déficit neurologique et à mettre le patient dans les meilleures conditions pour récupérer. Les facteurs aggravants sont la fièvre, l’augmentation du taux de glucose dans le sang, l’insuffisance d’oxygène. Le traitement vise aussi à prévenir et à traiter les complications secondaires à l’AVC et à l’alitement prolongé: infections broncho-pulmonaires et urinaires, déshydratation, incontinence urinaire, phlébites des jambes.

AVC, minimiser les risques

Il faut vérifier régulièrement la pression artérielle car l’hypertension non traitée est facteur de risque majeur. Si vous suivez un traitement pour la réduire, vous ne devez pas l’arrêter, sous prétexte que vous n’avez pas de symptômes ; le cholestérol figure parmi les causes de l’accident vasculaire cérébral, c’est pourquoi il faut le surveiller. Il faut également limiter la consommation d’alcool et éviter de boire à jeun. Salez moins votre nourriture : le sel favorise l’augmentation de la tension, facteur intervenant dans les accidents vasculaires cérébraux. Si vous souffrez de diabète ou d’une surcharge pondérale ou si vous fumez, le risque d’accident vasculaire cérébral est accru. Certaines migraines, des symptômes tels qu’une insensibilité dans les jambes ou les bras peuvent indiquer des difficultés circulatoires au niveau du cerveau. Il faut absolument en avertir, de toute urgence, votre médecin.