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Le blues hivernal : Comment le reconnaître ?

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Le blues hivernal : Comment le reconnaître ?

Lorsque dehors il fait gris et froid, très souvent, cela se répercute sur notre humeur. On devient d’humeur maussade, on manque d’énergie. Il arrive même que cette baisse d’humeur se transforme en véritable déprime. Sachez déceler ses signes pour empêcher qu’elle ne s’installe.

par Myriam Bennour Azooz

Le blues hivernal est un trouble qui apparaît majoritairement lorsque les journées raccourcissent, vers l’automne, et peut continuer pendant tout l’automne et l’hiver.

Comment se présente le blues hivernal ?

Manque d’énergie, troubles de l’humeur, difficultés à se concentrer, grosse fatigue : voilà les symptômes du désordre affectif saisonnier (DAS), une autre dénomination pour le blues hivernal. Il s’agit d’un trouble autant psychologique que physiologique,  principalement lié au manque de soleil. En effet, du fait d’une luminosité limitée en hiver, on ne reçoit pas la dose quotidienne de lumière qui permet à l’organisme de produire certaines hormones. Des enquêtes ont démontré que nous avons presque tous une variation de notre humeur en hiver. Mais on considère que pour près d’une personne sur 10, ce mal-être saisonnier se transforme en un véritable handicap. Il touche surtout les femmes, mais les personnes âgées, du fait de leur fragilité et de troubles du sommeil parfois déjà existants, sont aussi très concernées par ce trouble.

Comment ça marche ?

L’exposition à la lumière du jour empêche la transformation de la sérotonine en mélatonine (hormone du sommeil). La sérotonine est, elle, impliquée dans la régulation du cycle circadien (les cycles biologiques qui se produisent en 24 heures : ex. sommeil, température), dans la mobilité digestive et dans divers désordres psychiatriques tels que le stress, l’anxiété, les phobies et la dépression.  La diminution du taux de mélatonine dans le corps explique les désordres du cycle du sommeil et, par effet indirect, de l’apparition de troubles de l’humeur. Quant à la présence de sérotonine, elle est directement reliée aux épisodes dépressifs. Mais les recherches scientifiques ne peuvent pas à ce jour l’affirmer.

Vraie pathologie ou petit trouble ?

Chez certains, ce blues hivernal a tendance à revenir de façon périodique. Chez d’autres, cela peut s’aggraver et évoluer vers une véritable dépression. Dans tous les cas de figures, avec l’arrivée de l’hiver, souvent le moral baisse. Les journées sont de plus en plus courtes, la lumière se fait rare et le froid n’arrange pas les choses, Pas de panique, il est normal de perdre un peu de tonus en cette saison, mais il ne faut pas se laisser aller pour autant, pour éviter que cela ne s’aggrave.

Beaucoup de fatigue

Malgré le repos et le respect du nombre d’heures de sommeil, vous vous sentez toujours épuisé. Et même si vous avez accumulé les siestes et les grasses matinées, vous êtes souvent somnolent. Au delà de tout cela, rien ne vous tente, l’idée même d’entreprendre une activité vous épuise tellement à l’avance que vous abandonnez l’idée. Enfin, vous vous repliez sur vous-même  et n’avez plus envie de voir du monde.

Des répercussions sur la qualité de vie

Difficultés de concentration, irritabilité, mauvaise humeur et prise de poids, ce sont autant de symptômes qui peuvent mettre un frein à une vie sociale et familiale épanouie. En effet, l’amplitude des difficultés liées au blues hivernal varie d’une personne à une autre, pouvant pour certains, affecter la vie sociale, relationnelle et affective jusqu’à générer des problèmes familiaux. Difficultés de concentration, isolement avec repli sur soi, perte d’intérêt pour les activités habituelles comme la pratique d’un sport sont autant de conséquences négatives du blues hivernal, désormais considéré par les professionnels de la santé, comme un vrai trouble qui doit être prévenu et traité.

Différence entre blues et dépression

Le raccourcissement des journées et le manque de luminosité entraînent des troubles que l’on regroupe sous le sigle TAS pour Troubles Affectifs Saisonniers. Parmi ces troubles, la dépression saisonnière est un véritable état dépressif qui nécessite un suivi et une prise en charge médicale, tandis que le blues en est une forme très atténuée. Ceci n’est bien entendu pas une raison pour le sous-estimer et ne pas s’en préoccuper en appliquant quelques consignes visant à améliorer le bien-être.

Comment le soigner ?

Il suffit de s’adresser à un spécialiste (psychiatre) ou même à un médecin généraliste qui s’assurera qu’il ne s’agit pas d’un problème plus grave comme une dépression saisonnière ou d’un problème d’anxiété ou d’angoisse. Il vous prescrira par la suite le traitement adapté.

Le sport toujours le sport

Dans tous les cas, l’exercice physique est conseillé. Il contribue à maintenir votre forme et votre ligne, ainsi qu’à promouvoir vos capacités relationnelles. Alors, même si vous sentez un petit coup de blues venir, résistez, et poussez-vous à sortir faire un tour au parcours de santé d’à côté avec une amie, cela vous sera doublement bénéfique !

Les aliments qui rendent heureux

Nous le savons tous et l’avons même expérimenté parfois, certains aliments ont le dont de nous rendre de bonne humeur. En première position : le chocolat et les bananes, riches en magnésium, ils ont la capacité de nous consoler.

On peut aussi penser à certaines vitamines qui peuvent aider à fortifier les nerfs. Il s’agit notamment des vitamines du groupe B qui peuvent avoir un effet bénéfique sur le métabolisme nerveux. En effet, les carences en vitamine B peuvent se manifester, entre autres, par de l’agressivité, des troubles du sommeil, de la constipation et de la fatigue. Alors, pensez à la vitamine B !