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Mieux vivre avec le diabète au quotidien

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Mieux vivre avec le diabète au quotidien

Le diabète est une maladie chronique qui touche une grande frange de la population mondiale (environ 347 millions de personnes). C’est aussi l’une des causes les plus importantes de mortalité (3,4 millions de personnes, en 2004, selon l’OMS). Pourtant, quelques précautions sont suffisantes pour apprivoiser cette « bête meurtrière ». Pour ce faire, nous vous proposons un modus vivendi pour mieux vivre avec le diabète !

par Amel Mnakbi

 

Halte au tabagisme

Diabète et tabagisme ne font pas bon ménage et pour cause, le tabac est à l’origine de plusieurs conséquences fâcheuses pour l’organisme. Il augmente le taux de glycémie dans le sang et favorise la résistance de l’organisme à l’insuline. Par ailleurs, il participe à l’obstruction des artères et à la survenue d’accidents vasculaires cérébraux. Notons que les sujets diabétiques sont des sujets immunodéprimés et, de ce fait, plus fragiles qu’une personne saine. Le tabagisme représente un facteur qui prédispose les sujets diabétiques aux infections chroniques, entre autres les infections respiratoires.

Faire de l’exercice

Une bonne hygiène de vie se doit impérativement d’intégrer une activité physique régulière et adaptée à l’âge et aux capacités du diabétique. D’une part, parce que l’effort physique est un grand consommateur de sucres et, de ce fait, il diminue la glycémie dans le sang. D’autre part, il réduit la concentration de graisse dans le sang, évitant ainsi les complications du diabète, notamment l’hypercholestérolémie.

Garder son poids de forme

Pour une personne diabétique, il est primordial de maintenir un poids stable, voire même de perdre du poids, si elle est en surcharge pondérale. Pour les personnes souffrant d’un diabète du type 2 (diabète gras ou non insulinodépendant), la surcharge pondérale est à l’origine de l’apparition du diabète.

Surveiller son alimentation

La règle d’or pour stabiliser sa glycémie sanguine est de bannir définitivement le grignotage! Un diabétique doit prendre, au moins, 3 repas par jour. Concrètement, les glucides doivent représenter la moitié de la ration calorique quotidienne. Il faut surtout miser sur les glucides lents ( pain complet, pâtes complètes, riz, légumineuses qui ont un indice glycémique plus bas que les produits issus de farine raffinée ) qui maintiennent un taux stable de glycémie. Il faut aussi faire la part belle aux légumes verts, riches en fibres. Évitez les matières grasses d’origine animale (le beurre) auxquelles vous préférerez les matières grasses végétales (huile d’olive, maïs, tournesol…) mais toujours à petites doses.

Reconnaître une hypoglycémie et y réagir

On parle d’hypoglycémie quand le taux du sucre dans le sang est trop bas, à savoir moins de 60 mg /dl. Elle se manifeste à travers des symptômes divers, en l’occurrence une fatigue soudaine, une transpiration importante, des vertiges, des maux de tête, pâleur… Dans ce cas, il faut réagir vite, mais sans excès : du sucre (2 à 3 morceaux ) dilué dans de l’eau ou bien ½ verre de boisson sucrée ou encore une cuillère à soupe de confiture. Il est impératif d’attendre quelques minutes que le sucre fasse son effet, avant de recommencer, sans quoi vous risquez de vous retrouver avec un effet inverse, à savoir une hyperglycémie

Se prémunir contre les complications du diabète

Chez les sujets diabétiques, plusieurs pathologies favorisées par le diabète guettent le moment propice, pour se déclarer. Commençons par les yeux, le diabète peut entraîner une détérioration progressive de la vue qui se solde par l’apparition d’un glaucome ou d’une cataracte et, aux pires des cas, par la cécité. Il est donc nécessaire de se rendre chez un ophtalmologiste, chaque année, pour un examen du fond de l’œil. Comme le diabète cause des troubles vasculaires, les vaisseaux des reins peuvent en être affectés, entraînant une insuffisance rénale allant jusqu’à une maladie irréversible des reins. À noter que l’hypertension artérielle participe considérablement à l’apparition d’une néphropathie. Il est donc recommandé aux sujets diabétiques de contrôler régulièrement leur pression artérielle. Le diabète est aussi l’un des facteurs favorisant l’apparition des troubles cardiovasculaires qui se soldent, dans les pires cas, par des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou cardiaques (infarctus du myocarde). Dans ce cas, il est nécessaire de contrôler sa pression artérielle et son taux de cholestérol dans le sang.

Ménagez vos pieds

Les pieds des personnes diabétiques sont fragiles donc il faut en prendre le plus grand soin. Il faut avant tout avoir une pédicure irréprochable : coupez vos ongles fréquemment et droit et limez les côtés; vous éviterez ainsi à l’ongle de s’incarner et de créer des complications dont la pire n’est autre que la gangrène! Pensez à bien sécher vos pieds, après lavage et surtout entre les orteils, pour éviter l’apparition de mycoses. Optez pour des chaussettes en coton ou en laine, sans coutures et des chaussures confortables qui laissent respirer le pied. Faites aussi contrôler vos pieds par un médecin qui pourra apprécier leur sensibilité, pour prévenir l’aggravation d’une neuropathie, pathologie assez fréquente chez les sujets diabétiques.

Surveiller sa glycémie

La fréquence à laquelle il est recommandé de faire des profils glycémiques (analyse du sang pour mesurer le taux de sucre dans le sang) varient en fonction du type de diabète dont souffre une personne. Pour les personnes insulinodépendantes (diabète type 1, cette mesure est plus fréquente que chez les malades du diabète du type 2. De façon générale, votre médecin traitant pourra vous orienter sur cette fréquence. À noter également qu’il est nécessaire de réaliser, chaque trimestre, une analyse du taux de l’hémoglobine glyquée. Cette mesure est importante car elle permet de connaître la moyenne des glycémies, sur une durée des 2 à 3 mois qui ont précédé l’analyse et d’adapter le traitement en fonction du résultat.